Donald Trump, le candidat républicain de la #Présidentielle américaine, a d’ores et déjà perdu avant même l’élection le mois prochain. La gauche française, elle, règle les affaires courantes six mois avant l’élection française. C’est oublier qu’en 2002 un certain Jospin a commis la surprise… en étant invité à aller à la pêche au second tour. S’il ne lui reste qu’une petite chance, la gauche doit la jouer en tentant un coup de bluff. Un coup au nom de… #Ségolène Royal ? Voici cinq raisons qui pourraient plaider en sa faveur.

L'élection d'Hillary Clinton libèrera les Français en 2017

1. Une femme. Cela n’aura échappé à personne, Ségolène Royal est une femme. Ce pourrait être une faiblesse, pour certains. Sauf qu’il faut prendre en compte l’élection quasi certaine d’Hillary Clinton en novembre. L’onde de choc sera exceptionnelle. Et que la plus grande puissance mondiale puisse désigner à sa tête une femme, après avoir plébiscité un président noir, peut désihniber l’électeur tricolore. Le choix des Américains sera certes par défaut, pour faire barrage à l’horrible Donald Trump, mais le signe sera fort. Il faut, en principe, de longues années pour que la France suive les Etats-Unis mais là, la gauche a une carte à jouer. Elle a tellement peu à perdre. De plus, dans ce contexte si difficile en France, une femme peut rassurer.

2. Le bon moment. Pour Ségolène Royal, c’est sans doute la dernière chance de se présenter. A 63 ans, la ministre, née au Sénégal, paraitra jeune par rapport à Juppé, le grand favori. Mais on le voit, seul Juppé justement pourra "compenser" son âge par une image très bonne et à droite, et même pour beaucoup à gauche. En 2022 il sera sans doute impossible à un "vieux" de tenter sa chance à la Présidentielle.

3. Une énorme expérience. Conseillière de Mitterrand, ministre des gouvernements Bérégovoy, Jospin, députée, présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Ministre de l’Environnement (1992-1993), Ministre déléguée chargée de l’enseignement scolaire (1997 – 2000), Ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées (2000 – 2002) . Elle a été la première femme à prendre part au second tour d’une Présidentielle, perdant contre Nicolas Sarkozy, en 2007. Cette avocate, juge administrative n’a sur l’expérience des rouages de la politique pas grand-chose à apprendre des prétendants, à gauche.

4. Environnement/Ecologie, son fonds de commerce. A l’Environnement en 1992 et puis encore à l’environnement depuis 2014, Ségolène Royal a indéniablement une expérience unique dans ce domaine. Un dossier dans l’ère du temps qui pourrait être un atout pour cette élection. D’autant que Ségolène Royal n’a pas de « casserole » importante. Présidente de la Cop 21, elle incarne la défense de l’écologie dans ce gouvernement. En 2016, un atout.

5. La femme de… l’ex-président. Bien sûr, c’est de l’histoire ancienne. Bien sûr il y a eu depuis Valérie Trierweiler et Julie Gayet, mais Ségolène Royal restera l’ex-femme de François Hollande et la mère de ses quatre enfants. Si François Hollande ne lui confiera peut-être pas sa décision quant à sa candidature ou pas, elle sera sans doute la mieux placée pour « sentir » cette décision. Et s’il renonçait, le Président serait sans doute son meilleur soutien. Le Bill Clinton d’Hillary. #Parti socialiste