Il est évident que la quasi majorité des 60 rendez vous avec les deux journalistes du "Monde" Gérard Davet et Fabrice Lhomme, devait se dérouler à l'heure du déjeuner. Avec le ventre bien rempli par Guillaume Gomez le chef cuisinier de l'Élysée, et quelques verres de bon vin dans le nez, #François Hollande a fait des confidences fleuves et sans retenue. François Hollande se croyait sans doute dans un confessionnal. Le président n'y est pas allé avec le dos de la cuillère, il a tout balancé, sur tout. Ils devaient bien rigoler à eux 3, sur les fresques vécues en se quinquennat d'une présidence normale; trop normale pour être celle de la sixième puissance mondiale. Parce qu'un vrai président "normal" tournerait 7 fois sa langue dans la bouche avant de se diffamer lui même à un dictaphone posé en face de la tablée, un appareil que nul ne pourrait démentir après coup, aussi ivre qu'il soit. 

Le meilleur titre à leur livre : "Un président ne devrait pas dire ça"

Les 2 journalistes du monde ne pouvaient pas choisir meilleur titre à leurs 650 pages, en redécouvrant les racontars de François Hollande au moment de l'interprétation du résultat de leurs pêches à l'Élysée, sur leurs claviers. Jamais ils ne l'auraient imaginé aussi léger. Celui qui se disait "le président normal" qui ne saurait se compromettre au cours de son mandat s'est mouillé jusqu'au cou. On ne peut croire qu'en autant de rendez vous le président s'est laissé allé, car même sur le divan d'un analyste un président reste mesuré. Lui il a fait tout le contraire, ses confidences dépassant parfois l'entendement de la maturité #Politique, en font un perdant par anticipation à son éventuelle représentation à l'élection présidentielle de 2017. Un hara kiri , un suicide politique qui ne dit pas son nom, et en fait était-ce volontaire ? François Hollande chercherait-il une issue de secours au renoncement à un futur suffrage ? 5 ans ça suffit ! Présidence dégage ! Maintenant qu'il est arrivé bien involontairement au sommet, quoi de plus beau que de revenir à une vie normale et monotone auprès de celle qu'il aime "Julie Gayet", une vie toute paisible d'ailleurs sans les nombreux soucis d'une France qu'il lui a donné du fil à retordre durant 5 années et un monde en guerre où sa voix est à peine audible devant les 2 géants que sont les USA et la Russie.

Démission de Macron : Le coup de massue de trop

Après tous les lynchages médiatiques de plusieurs de ses ex ministres, démissionnaires ou remerciés du gouvernement, son dernier salut reposait sur celui qu'il considérait comme un fils, "#Emmanuel Macron", du sang neuf pour revigorer une présidence décadente, et une gauche émiettée. Macron devait lui ramener ce prestige qu'il n'a pas pu ou su garder depuis que les français on glissé leurs bulletins dans les urnes du vote sanction contre une droite qui n'est pas allée jusqu'au bout des réformes, écrasée entre le marteau de la crise financière et l'enclume d'une France qui se cherchait "Un sauveur". La France d'en bas qui ne comprend pas les méandres de la vie politique et les retentissements de la faillite du monde; le sauvetage in extremis opéré par Nicolas Sarkozy ne signifiait rien s'il ne rapportait quelques menus sous à leur bourse bien maigre. Ce fils à qui le président promettait le legs de la magistrature suprême, au détriment d'un Manuel Valls ambitieux, s'en est allé loin d'un père trahi en sa chair, à la pêche des sondages, et de la sympathie du plus grand nombre. L'équation était claire, autant le président chutait pour l'opinion, autant Macron progressait. La division des rangs du parti socialiste était bel et bien consommée, et cette fois-ci le président qu'on disait fataliste a provoqué à cœur joie la destruction de sa reconquête, une automutilation programmée et bien calculée. Il ne niera rien, il regrettera sans doute les offenses portées à ceux qui l'ont soutenu hier, mais ne s'excusera point, son but, à présent, il le connait : La Quille !