Pronostic. François Fillon, 66%, Alain Juppé, 34. À la faveur subreptice de l’ultra-centre qui veut candidater François Bayrou, de l’extrême-droite (hors les murs) voulant stipendier Nicolas Dupont-Aignan pour relèguer Marine Le Pen en troisième place derrière Jean-Luc Mélenchon, de la gauche soviéto-libertaire qui… Tout cela fomenté en coulisses franc-maçonnes. Ô France, mère des armes, des arts et des lois (bon, j’ai eu le tiercé dans le désordre), réveille-toi ! Sacqueboute-toi contre cette infamie ! Tyrans félons, descendez au cercueil ! La sacqueboute est l’ancêtre du trombone et au comptoir du Commerce, j’avais juré que je la placerai au firmament de la prose héritière de Déroulède. C’est fait, passons aux choses… dérisoires.

Fardeau du publiciste rougeaud

Le publiciste rosacé (non point rosicrucien, mais aviné) s’en remet à la méthode de Point-à-la-ligne. Un gars du Figaro devenu incapable de prendre des notes mais qui improvisait impeccablement ses papiers à destination des sténotypistes depuis des cabines téléphoniques. J’ai tenté la méthode avec les clavistes de Libération, qui ont eu la gentillesse de remanier mes papiers sans les assortir de notes assassines. Point, à la ligne, respiration, inspiration. Donc, #François Fillon, qui laissait accuser Juppé de se faire couronner par des votes de gauche, a vraiment, indubitablement, bénéficié des suffrages d’une droite raide. Mais cela reste marginal. Tout comme il serait imbécile d’envisager que gauche et centre ont coulé Juppé pour désigner un adversaire plus confortable à caricaturer. Point-virgule. Reprenons. Dur, dur, le bébé Fillon ? Qui va remplacer des fonctionnaires par des contractuels sans réel statut de la fonction publique et des intérimaires d’officines privées enrichissant des intermédiaires de l’engeance Bygmalion ? Mauvais procès. Le bougre s’est auto-persuadé qu’il voit juste. Le fardeau du pisse-copie est d’expliquer aux indigènes de la République qu’ils ne gagneront rien à tenter de trouver un job ailleurs, au-delà de l’Hexagone. Avec encore moins de couverture sociale. Vaine entreprise.

Desproges, Coluche, r'venez pas !

Coluche, Desproges, ne revenez pas, restez au creux des limbes, mollement bercés par les infantes défuntes qui vous égrènent des pavanes en écartant leurs voiles de paonnes chamoisées (et non chamoirées de noir réglisse, car l’oxymore, oh, et puis, zut). Gaussez-vous en compagnie de Jean Yanne. Gloussez en vous tapant les cuisses. Tonton Fillon est revenu. Des sondages, des panels, il en a l’cul cousu. Qui l’eusse cru ? Pour faire gonfler l’audimat, nous n’avons plus que l’outsider Henri Guaino pour fournir des bons mots à Bedos, Alévêque ou Guillon. Sachez que Fillon va rappeler Roselyne Bachelot-Narquin à ses côtés pour tempérer le dru de ses sourcils. Plus en crocs, mais en pantoufles françaises Rondinaud (des charentaises pour séduire l’électorat de Juppé). Mais où va-t-on alors que les hordes cosaques veulent reprendre leur bistro de la butte Montmartre avec un Fillon leur ouvrant les vannes du périf’ ?

Lamentations chateaubriandistes

Oui, oh, bon, Lamartine, #Chateaubriand, hein, c’est voisin. Digression : je relis Les Hauteurs de la ville (Roblès, Emmanuel, Charlot éd., Paris, 1948). Un truc censuré par le préfet des études de N-D de Sainte-Croix où se dissipa François Fillon. Quel rapport ? ‘’Il faisait très chaud, mais j’enfonçais frileusement mes mains dans les poches’’ (p. 280, ¶ 3, l. 4-5). Histoire de les détacher du clavier. La lassitude me lamine, la bravitude me ravigotte, mais je ne parviens plus à dénicher une onomatopée convenable. Brisons là. Pôv' France, écartelée. Entre l'anarco-gauchisme haineux, l'ultra-centrisme à l'eustache entre les dents, l'insidieuse droite-extrême fagocitée par l'Opus Dei et les Chevaliers du Christ. Retrouvons des ribaudes. L'écume des nuits blanches ne recouvrera pas l'aube radieuse du redressement résolu de la Franceuh ; mânes des Barbu, des Lop, des Gaspard Delanoë, JPP (Papin), revenez. #Alain Juppé