Si je n'allais pas voter demain et que je sois de droite, c'est que j'aurais dû me briser la jambe ou plutôt les deux en me précipitant dans l'escalier en chêne cérusé, trop ciré... A moins que je ne sois de gauche, socialo-aristo, manutentionnaire -ouvrier ou prolo-anarchiste, quoique… ce serait peut-être pour passer une journée tranquille, dans mon canapé apathique, humidifiant à intervalles réguliers mon gosier trop sec par des bières bon marché ; ou alors par choix artistique, occupé à engraisser mes précieux cortex cérébraux d'un défilé d'images javellisées, cliché… c'est parce que c'est la saison des champignons et des marrons, et quoi qu'on en dise, c'est drôlement bon, fricassés... ce serait alors tout bêtement parce que le grand miroir de la #Démocratie a cessé de charmer les innocentes alouettes, brisées... je ferais peut-être une énorme erreur à en croire les mandarins comptables des dogmes médiatico-démocratico-républicains, réchauffés…

Si je n'allais pas remplir l'urne,

demain, après-demain et encore après avec tous ces surlendemains, je serais la tête d’œuf, le dangereux, l'écervelé, qui par son abstinence inconséquente entraîne la vague impétueuse du fascisme, à peine voilée de notre société moribonde, un prince d'Aquitaine ...

Et si un jour ...

je n'allais plus voter. Jamais. Je deviendrais certainement ce sous-citoyen français sur lequel les crachats héroïques des autres bien-pensants alourdiraient la page (Facebook) de tags grouillants et assassins, résiliée...Et si un jour tous, on n'allait plus voter, on serait alors obligé de s'arrêter, de descendre de ce train grouillant dans un bruit d'enfer, qui nous amène et ramène inexorablement au terminus. Et si un jour ensemble, nous n'allions plus voter, alors nous nous obligerions à saisir ce temps précieux pour construire ce monde plus beau, plus juste que chacun dans son coin imagine, sans parti pris aucun… Et si nous refusions de voter un jour, tous ensemble, ce sera vraiment pour exprimer notre opinion, librement ... #Primaires #Élections