Après avoir subi de nombreux torpillages, le sommet de la Francophonie a pu se tenir comme prévu. Sa tenue à #Madagascar était considérée comme une véritable folie pour ceux qui s’y étaient opposé. Pour bien montrer leur opposition, ils n'ont hésité à déformer le mot Francophonie en « Franco-folie». Ils avançaient comme argument les dépenses y afférentes alors que la population vit dans la misère. D’autre part, il y avait le problème de la sécurité car même sur son territoire, pourtant bien équipé, la France a été victime de plusieurs actes terroristes. Or, pour Madagascar, à l’insuffisance matérielle s’ajoute le doute envers ceux chargés d’assurer cette sécurité. En effet, le corps des forces de l’ordre figure en tête de liste dans le rapport du Bureau Indépendant Anticorruption. Nombreux sont ses membres qui ont été déjà épinglés pour association de malfaiteurs .

Confrontation Francophonie et Francophobie?

Ceux qui se sont opposés officiellement à ce sommet de la Francophonie à Madagascar semblent avoir disparu de la circulation. L’un d’eux, qui est aussi très connu dans les manifestations de rue, est coupé des évènements par les murs d’une prison. Pourquoi ? Il a fait l’objet d’une plainte pour faux et usage de faux, à la suite d’un conflit familial d’héritage. Quant au mouvement qui réclamait à la France la restitution des îles éparses, il s'est mis sous silence, tout comme d’autres agitations qui donnaient l’image d’un pays secoué par des troubles. Ainsi, les seules inconnues de l’équation sont ces groupes armés du Sud, endurcis par les conditions de vie extrêmes et... faciles à récupérer. Ils sont si habitués au sang qui coule, aux gorges tranchées avec des couteaux et aux enlèvements d’organes des défunts (comme à Alep ou ailleurs avec Daech), qu’on ne peut pas les exclure du schéma. D’ailleurs, dans la période qui a précédé le remplacement du Premier Ministre qui les avait officiellement enrôlés dans l’association « Bandits reconvertis », quelques-uns ont été arrêtés à Tananarive, avec des armes à feu, et d’autres l’ont été dans le Nord où des obus de mortier ont été découverts près de la ville d’Antsiranana…

Cependant, les dangers avec les Francophobes, ou avec Daech, sont bien minces par rapport à ceux produits par les manœuvres politiques. L’opinion internationale étant l’obstacle majeur à un coup d’état par les armes contre le Président Hery Rajaonarimampianina, le sommet a ainsi une telle importance qui pourrait inciter à refaire le scénario du 26 juin 2016 : salir « l’autre». On ne peut pas en effet oublier que les auteurs de cet attentat, ainsi que celui de 2014, lors de l’investiture officielle du Président de la République, ne sont pas connus jusqu’à maintenant. C'est dire qu'ils sont très futés. Pour terminer, on peut penser que des blagueurs très osés peuvent surgir à tout moment. Tel a été le cas lorsque le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique avait organisé, à Tananarive, une rencontre internationale destinée à perfectionner les compétences en matière de « transmission et communication au sein de l’armée». Le site de la Police Nationale fut piraté pour faire apparaître un message sur l’Islam. Heureusement que le défi ne pouvait que faire mourir de rire mais pas de faire mourir d’une armeRien de tout cela n'a eu lieu. #politique internationale