Here we are. Hillary Clinton a appelé tout à l'heure Donald et a reconnu sa défaite. 268 voix contre 215. Elle jette l'éponge, il en faut 270 pour l'emporter. Depuis son QG de campagne Trump s'exprime : "Rêvons de belles choses", "nous allons faire de belles choses" "soyons tous ensemble", "nous serons tous ensemble" ! Voilà qu'il se constitue en sauveur et protecteur de la nation américaine alors qu'il était, hier, celui qui divisait et insultait une part de sa population. Alors, Trump président serait-il tout à fait différent que Trump candidat ?

Trump l'émotif

N'oublions pas que Trump est un beau parleur. Avenant, grandes phrases, fort en bouche. Tant de coups de théâtre qui lui permettent malgré tout de trouver la route de la Maison Blanche. Rappelons nous qu'il n'a cessé de mettre dos à dos les américains. Qu'il ne jurait que par son "let's make america great again !". Et pourtant, quand il monte à la tribune pour annoncer qu'Hillary l'a appelé pour lui remettre sa démission, on sent en lui le ton de l'émotion qui monte. Et, incertain, presque en bafouillant, il clame cet appel au rassemblement. Rassemblement de tous les américains, de toute l'Amérique, de tout le monde entier autour de lui, Donald, qui, aujourd'hui semble un peu perdu...

Des mains tendues aux ennemis de Trump

Dans ce discours où l'on peut sentir ses joues trembler, Donald n'oublie pas de tendre la main à ses ennemis d'hier. "Nous allons gouverner ensemble" s'exclame-t-il. "Ne partez pas, ne partez pas semble-t-il dire, j'ai besoin de vous !!". Donald peut appeler au secours, car mis à part ses slogans chocs, ses projets fous ou ses délires machistes, Donald n'a pas un centimètre de programme établi. Il faudra bien se mettre au travail un jour ! Par où commencera-t-il ? Mettre les musulmans dehors? Construire ce fameux mur entre les #Etats-Unis et le Mexique ? Peut-être ira-t-il rendre visite à Poutine pour régler définitivement le conflit Syrien ? N'en doutons pas, Donald a plus d'un tour dans son sac et il ne s'est sûrement par risqué dans la course présidentielle sans rien pour assurer derrière...

RIP América. #Politique #Dopage