Un type est mort. Un locdu, un paumé, d’accord. Anis Amri, petit délinquant, devenu ‘’grand’’ terroriste après l’attentat de Berlin, s’est fait fumer en Italie. Mes pensées vont d’abord à ses victimes de Berlin, ensuite, mais quasi-simultanément, à sa famille. Dur, car ce pourrait être mon fils. Et je ne peux dire si ce que j’ai pu faire pour le mien (ou ne pas faire) a fait la différence. Oui, s’il n’y avait pas la propagande islamiste, alimentée par divers pays du Proche et Moyen-Orient, avec le soutien de diverses puissances occidentales, un #Anis Amri aurait fini autrement. Mais tâchons de voir les choses avec ce qu’il nous reste de raison face au déraisonnable.

Publicité
Publicité

Non, pas plus que le catholicisme ou l’orthodoxie ne génèrent de nos jours une large majorité de croisés, l’islam ne fomente en son sein une levée effroyable de djihadistes. Bien sûr, la solution finale consisterait à éradiquer tous les croyants de toutes fois ? Eh, on peut étendre le bain de sang à l’infini, la peste religieuse renaîtra de ses cendres, tel le phénix, car le besoin de croire, de s’illusionner, est aussi prégnant que celui de nier la réalité qui nous dérange. C’est pourquoi je m’en tiens au compromis bancal des lois de la République française. Moindre mal, qui jusqu’à présent, semble moins pernicieux que d’autres dispositions. Mais voilà qu’un Donald Trump, pour se hausser du col, nous rejoue le grand air des guerres de religions, des confrontations entre civilisations. Ce n’est qu’un opportunisme de bas étage et vous verrez que cet individu malsain est prêt à toutes les compromissions.

Publicité

Menace purement religieuse

Pour un #Donald Trump, qui se veut porc, verrat dominant parmi ses cochons d’électeurs évangélistes, catholiques, et autres chrétiens, tous les non-mahométans sont les cibles des musulmans, de tous les musulmans. ‘’Quand les États-Unis, et tous les autres pays, vont-ils répliquer ?’’. Onward, Christians soldiers! Répliquer à quoi ? À l’attrait du lumpen prolétariat ou des déclassés de cultures musulmanes (le pluriel s’impose) pour le salafisme radical et meurtrier ? Mais, enfin, s’il n’existait pas, il en émergerait un autre, religieux ou antireligieux. Si ce n’étaient les chrétiens qui étaient visés, d’autres boucs émissaires seraient les futures cibles. The Donald n’en n’a pas la moindre conscience, ou alors, il en est parfaitement conscient, mais ne veut pas désigner la réelle menace, les ‘salauds de pauvres’, ses électeurs. Il préfère invoquer une ‘’menace purement religieuse’’. C’est tellement simpliste, et plus c’est gros, mieux cela passe.

Publicité

La chasse aux melons, aux crouilles, aux bicots est de nouveau ouverte ? Car c’est bien de cela dont il est question lorsqu’un président d’un État reprend à son compte les recettes des chefs d’États africains ou asiatiques lançant le djihad musulman ou bouddhiste contre les chrétiens (ou inversement). Facile, porteur, flatteur pour qui est tout prêt à l’entendre et y adhérer. Je suis religiophobe, donc islamophobe. Nullement haineux. Disposé à dispenser mes indulgences. Enclin même à ne pas considérer la foi en je ne sais quoi ou qui telle une maladie mentale. Mais pas dupe : quand on en appelle au choc des civilisations, c’est pour tirer son épingle du jeu. Et s’enrichir. La seule ambition d’un Donald Trump, c’est d’être The Donald. Bravo, le saltimbanque. Le premier recruteur du djihad, c’est n’est plus Daesh, c’est Donald Trump. #Islamophobie