#Emmanuel Macron, l'ancien énarque diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 2001, est Inspecteur des Finances. Dans sa course à l'Élysée, quelle est sa stratégie pour gagner les élections ? Va-t-il suivre les traces de Donald Trump et augmenter sa popularité par des réflexions assassines, ou mettra-t-il en avant d'éventuelles compétences ? Il avait été critiqué lors de l'affaire des ouvriers de l'usine Gad à cause de cette déclaration : "Il y a dans cette société une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées". Un citoyen ordinaire peut raisonnablement supposer le contraire, même s'il ne dispose d'aucune statistique et d'aucun rapport d'étude.

Publicité
Publicité

En effet, ont été créées des journées nationales d'actions contre l'illettrisme afin de sensibiliser le public, mettre en lumière un problème dont on ne soupçonne pas l'existence. Pour cause, être lettré(e) est devenu la norme. Ainsi, l'exception dans notre société moderne est de ne pas l'être. Emmanuel Macron attire de nouveau les foudres en postant ce tweet : "Avec Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée en Guadeloupe pour Noël. Décollage imminent pour les Antilles!". Voilà un postulant qui ignore l'étendue du territoire de la France, pays qu'il prétend pouvoir représenter et gouverner? Ce serait comme habiter sur une propriété dont on ne connait pas la délimitation, ou diriger une (grande) entreprise sans savoir ce qui en fait partie.

Emmanuel Macron, que sait-il vraiment? Un étudiant en droit ou en science politique, à plus forte raison s'il prépare ou fait l'ENA, ne peut échapper au droit administratif.

Publicité

Malgré sa lourdeur et son caractère repoussant pour bon nombre d'aspirants, cette matière est fondamentale, incontournable. Par ailleurs, dans le programme des épreuves du concours externe d'Inspecteur des Finances Publiques, le droit constitutionnel et administratif est en tête de liste. En abordant le chapitre sur le droit administratif et les institutions administratives, il faut se résoudre à déguster ou à avaler à contrecoeur la partie concernant la décentralisation et les collectivités territoriales. Emmanuel Macron a peut-être trouvé la parade pour contourner ces enseignements en étudiant à l'IEP, puis à l'ENA de 2002 à 2004? Peut-on tolérer que le Président de la République Française (PDR), ou un éventuel futur remplaçant, puisse ignorer l'étendue du territoire national? Un certain sociologue déclara, qu'un homme politique n'a pas à être compétent, il doit savoir s'entourer de personnes qui le sont. Est-ce les prémisses d'une décadence ou une forme de progrès?

L'élitisme vaincu par Emmanuel Macron

L'humble Socrate nous laissa un témoignage saisissant de réalisme: "Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien, tandis que les autres croient savoir ce qu'ils ne savent pas".

Publicité

Le PDR devrait-il être issu des élites? Selon toute vraisemblance, la réponse est négative. Il pourrait être un homme ou une femme du peuple, peu importe sa catégorie socio-professionnelle et ses origines. Un prétendant à la plus haute fonction de l’État, l'emporte grâce à son magnétisme, son charisme, sa capacité à rassembler et à entraîner les autres dans la bataille. Si le vainqueur s'avère être un bon vendeur ou commercial, a-t-il pour autant l'étoffe d'un vrai chef, d'un bon chef d’État? Si on peut mesurer la popularité d'un candidat, il ne peut en être de même pour l'intégrité.

Imaginons une société futuriste dans laquelle le PDR serait élu après un tirage au sort. Seuls les candidats ayant recueilli plus de 100.000 signatures citoyennes (nombre arbitraire), pourraient participer à la loterie. Ensuite, il lui suffirait de choisir les membres de son gouvernement à l'aide de listes présentant chacune pour chaque ministère, dix candidats aux fonctions ministérielles. Une liste serait également établie pour former son cabinet. L'élu aurait la possibilité de ne pas s'aider des listes et porter son choix sur d'autres personnes. De la science-fiction pour contrer le système! #élites #Élections