Comme l’a proclamé Vladimir Poutine, la #Russie surpasse désormais en puissance militaire tout autre pays ou coalition, telle l’Otan. Cela tient notamment à un dispositif très avancé de radars et communications, capable de brouiller tout autre système. Mais aussi, depuis le 16 décembre dernier, au succès du lancement d’un missile pouvant détruire tant des engins offensifs que des satellites évoluant dans l’espace en orbite basse. La presse américaine a n’a pas réagi immédiatement, mais a fait valider l’information par l’armée américaine. Les forces russes ont confirmé, laissant entendre que leur nouveau missile n’est qu’un système défensif. En réalité, la différence ne tient qu’à la programmation de la trajectoire.

Publicité
Publicité

Et la cible du test, un point dans l’espace en orbite basse, et non pas un satellite devenu obsolète, comme ce fut le cas pour les missiles SM-3 américains, indique clairement quelles pourraient être les missions de ce nouveau vecteur. Les satellites de communication ne servent pas qu’à géolocaliser des véhicules, des individus en détresse. Leurs applications militaires sont multiples.

Guerre froide 3.0

La guerre froide 3.0 en cours est en passe d’être perdue par l’Otan. Donald Trump ne veut pas croire à une guerre globale et croit pouvoir s’imaginer que les visées russes se cantonneront à redonner à Vladimir Poutine l’aura du chef d’une puissance rétablie. Effectivement, l’Otan a poussé de multiples pions, et déstabilisé la zone d’influence de l’ex-Urss. On peut comprendre que la Russie ne soit pas restée sans réagir.

Publicité

Mais à présent, la Russie vise l’Europe, les pays baltes, l’Ukraine évidemment, mais aussi la Moldavie et la Bulgarie… La Russie gangrène les politiques intérieures des pays européens, avantageant des formations politiques qu’elle finance, comme le #Front National en France, indirectement les partis populistes de Pologne et de Hongrie, et, via son séide Donald Trump, le Royaume-Uni et l’Autriche. La propagande russe est désormais relayée par des sites de ‘’réinformation’’ en Macédoine, mais aussi dans pratiquement tous les pays européens, dont des fractions des populations sont aussi fascinées par Vladimir Poutine qu’autrefois par Adolf Hitler ou Benito Mussolini et les dictateurs de la péninsule ibérique. Cela, en occultant totalement que les régiments russes composés majoritairement de musulmans fidèles au régime — la Tchétchénie totalement inféodée à Moscou est fondamentaliste — n’auront pas la même interprétation de la ‘’fraternité entre les peuples’’ que celle que conçoivent les mouvements européens islamophobes.

Publicité

Placer sous gouvernorat islamiste des pays où vivent de fortes minorités musulmanes ne gênerait guère le Kremlin : que fait-il donc d’autre en Russie ? Et puis, soit les idiots utiles de l’extrême-droite européenne retourneraient leur veste, soit ils seraient éliminés. Ce ne sont bien sûr que supputations, mais que se dessine-t-il donc d’autre ?

Détente, le doigt sur la détente

Il est plus que souhaitable qu’on en revienne à la guerre froide 1.0, soit un équilibre des forces, et de possibles coopérations… Cela ne se conçoit pas en position de faiblesse quand le partenaire futur, adversaire du moment, prend un net avantage, tant sur le plan militaire qu’en termes d’influences politiques. Ce sont trois puissances mondiales en termes militaires : Chine, États-Unis, Russie. L’Europe, si elle ne veut pas être dépecée par les États-Unis et la Russie, avec la complicité de ces ennemis intérieurs que sont les mouvements populistes tout disposés à se rallier à Trump ou Poutine, n’a guère le choix. Soit enfin se consolider, et se doter de tels missiles que possède aussi la Chine, soit jouer le très aléatoire et duplice joker chinois. #guerre globale