Hollande ne sera peut-être pas le principal perdant, après son renoncement à sa propre succession. #Manuel Valls doit profiter du moment car tout pourrait rapidement devenir compliqué. Le "Roi" écarté, les candidats ne vont pas manquer dans la primaire de la gauche, ou hors primaire. Certains pourraient lui faire de l'ombre en lui montrant ce que peut-être la loyauté envers ... le premier Ministre !

Une primaire mouvementée

Primaire de la gauche? Bien sûr on nous dira le Brexit, l'élection américaine et ce fameux premier tour de la primaire de la droite et du centre. Certes. Mais franchement, parier sur une victoire de la gauche à la Présidentielle 2017 serait équivalent à miser sur une défaite du PSG, au Parc des princes, face à Brindas, sans la moindre offense envers ce village du Rhône ! On se demandait, depuis déjà plusieurs mois, comment un Hollande aussi affaibl pouvait d’en sortir.

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En fait on se demandait surtout comment il pourrait renoncer à un second mandat sans être par trop humilié. Son intervention télévisuelle, jeudi 1er décembre 2016 à 20 heures, n’a malheureusement pour lui, pas vraiment contourné ce sentiment d’humiliation. C’est un chef d’Etat pour le moins inhabituel qui se présenta pour huit minutes de discours. Pas la même gestuelle qu’à l’ordinaire, une voix de blanche à difficile et, surtout, un regard de fixe à embrumé. Le Moi président a pourtant connu des moments difficiles depuis le début de son quinquenat. Il a eu des allocutions bien compliquées à prononcer, notamment devant des familles de victimes, des victimes elles-mêmes. Il a dirigé des sommets internationaux. Il a eu des décisions difficiles à prendre, comme l’Etat d’urgence. Il a acceuilli la COP 21… et puis, il s’est avancé devant un pupitre pour dire combien il trouvait son bilan bon… et combien il n’avait plus le choix.

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Ne pas rempiler. Il se dit qu’il a vu son premier ministre avant son discours, qu’il l’a revu après son dscours. De toute évidence, ils sont deux à savoir quand Valls viendra à son tour devant un pupitre. Pour dire qu’il est candidat. Candidat… à la primaire de la gauche. Le même Valls qui a, on peut le dire, fait un léger chantage à celui à qui il promet la plus grande des loyautés. Si le moment n’a pas été facile pour #François Hollande, la suite des événements lui donnera sans doute raison. A être humilé, mieux vaut l’être aujourd’hui qu’au moment de la Présidentielle 2017. « Ses » femmes sentent l’avoir aidé dans sa décision. Julie Gayet, sa compagne mais aussi Ségolène Royal, la mère de ses enfants. Notamment celle de Thomas impliqué dans les affaires politiques de son père.

Quel jeu jouera Hollande, par rapport à Valls, lors de la primaire !

Tous savent très bien que le chef d’Etat ne pouvait pas être réélu. Sans aucun doute, il n’aurait pas été au second tour. Là, il va pouvoir dérouler son mandat en essayant quelques coups d’éclat pour sortir le tête la plus haute possible.

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Pas sûr qu’en sous-main, il œuvre véritablement pour Manuel Valls, qui a sans doute remporté la plus facile des parties : faire renoncer le boss. Désormais, le premier ministre qui devrait démissionner au plus vite, va devoir convaincre le clan d'Hollande qui pourrait lui faire payer cher son forcing.

Valls, candidat à la primaire, rien de plus pour l'instant

Il aura aussi à battre les candidats de la primaire qui pourraient être nombreux. Notamment un certain Montebourg. Et un Jean-Luc Mélenchon représentant une gauche plus à gauche, connu par le grand public, pour ses coups de gueule qui doivent rappeler aux communistes ceux de Georges Marchais ! Mais les temps ont changé. Pas sûr qu'un candidat puisse gagner que sur ses qualités de tribun ! Valls a donc une carte à jouer, faire partie de la primaire. Pour ce qui est d'être présent à la Présidentielle, c'est encore trop tôt ! #Élections