Pour se présenter à l’élection présidentielle, investi ou non par une formation politique, il faut recueillir 500 #parrainages. Parrainages, soit signatures et non promesses de signature. Or les candidates et prétendants ne peuvent recueillir que des promesses qui se concrétiseront ou non par des signatures publiques, différées… Sur le site jlm2017, ce jour, il n’est pas déjà indiqué que x promesses ont été recueillis dans 30 départements (car les signatures doivent être réparties et pas plus d’un dixième ne peut provenir de la même collectivité hexagonale ou d’outre-Mer). Certes, il reste jusqu’à la mi-mars et la publication au Journal Officiel, après envoi au Conseil constitutionnel, sera échelonnée.

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Ce qui permettra la relance des élus ayant promis de signer. Il n’est pas anodin de voir Jean-Luc Mélenchon faire la tournée des élus d’Outremer… Serait-il aussi en chasse aux signatures ?

Jeux subtils

Comme lors des diverses primaires, les candidats en passe d’obtenir un bon score s’arrangent parfois entre amis ou obligés afin de faire figurer un opposant susceptible de piquer des voix à un adversaire estimé plus redoutable qu’un autre. Et inversement, d’en priver des ‘’diviseurs’’ de son propre camp. Ainsi, Henri Guaino a laissé entendre qu’on ne sait qui l’avait privé d’investitures et Hervé Mariton, que l’on pressentait candidat confirmé, n’a pu se présenter. Pour qui a déjà obtenu ses parrainages, il peut être tentant de diviser le camp adverse et de contribuer à ‘’choisir’’ ses adversaires aux présidentielles.

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En l’état des sondages, ni François Fillon, ni Marine Le Pen, n’ont envie d’affronter un candidat qui pourrait les priver de la seconde place. Il en est peut-être de même pour Emmanuel Macron qui aurait tout intérêt à se placer troisième place s’il ne peut parvenir au second tour. La candidature Mélenchon s’estime, dans les états-majors, à cette aune. C’est aussi le cas, dans une moindre mesure, de la candidate du Front national. Ce que l’on a pu observer, c’est qu’assez souvent, des promesses ne sont arrachées qu’au presque tout dernier moment.

L’appui du PCF

#Jean-Luc Mélenchon bénéficie de l’appui officiel du #Parti communiste à la suite d’un vote des militants contredisant l’opinion de la majorité de l’encadrement. Mais d’une part, le PCF est affaibli. Il faut aller piocher dans les sites des fédérations pour s’en rendre compte. En nombre d’adhérents, on ne sait trop. En nombre d’abstentionnistes, c’est plus net. Il s’est produit aussi, selon les fédérations, des revirements. Les résultats de la consultation sont vraiment très contrastés et l’appui du PCF à la candidature Mélenchon est diversifié selon des critères visant aussi à des transformations internes.

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Depuis 2011, l’appui à Mélenchon a régressé de près de 6%, et dans 41 départements, dont 20 nettement (plus de 60% des votants pour une candidature autonome), il est minoritaire. Mais il est fort en Île-de-France (avec de gros bataillons de votants), parfois peut-être grâce à des adhésions… éphémères. Et il y a des surprises, notamment dans le sud-ouest. Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Gers, Lot, Lozère, Tarn et Tarn-et-Garonne placent Méluche en tête, plutôt très nettement que faiblement (Aude et Gers étant plus divisés). Mais il se voit opposer 57,81% dans l’Hérault, et 72,46% en Haute-Garonne, deux grosses fédés. On ne sait pas si les élus des fédés pour suivront la base (et inversement). C’est en Haute-Saône qu’il a fait son meilleur score (82,31 %), un département assez peu peuplé. Les positions des élus tiennent davantage à leurs relations avec le PS qu’avec Mélenchon. En clair, s’il n’y a rien à espérer du PS, autant opter pour Mélenchon. Au point de signer pour lui ou pas ? Contraint ou de gaieté de cœur ? Les signatures des élus communistes et peut-être de proches des candidats déçus par le résultat des primaires de la gauche suffiront-elles ? L'interrogation reste en suspens.