En voilà qui n'ont toujours pas compris en quoi consistait la politique. Alors que des figures charismatiques émergent à travers les partis, les mêmes veulent recommencer ce pour quoi ils ont été détestés au cours du quinquennat. La situation est presque similaire à la candidature de Sarkozy et de Fillon à la primaire de la droite, ceux qui ont tant été honnis de leur camp et des Français entre 2007 et 2012. "Oui, mais vous voyez bien que ça a fonctionné pour Fillon", me direz-vous, car ce dernier a en effet été approuvé par les électeurs de droite. Peut-être, mais le souvenir du désastre de l'avant-dernier quinquennat n'est sans doute plus si vivace chez les Français, le dernier quinquennat ayant remplacé celui de la droite au poste de tête de Turc.

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En revanche, alors que le Président de la République s'est montré lucide sur son incapacité à se représenter à sa propre succession, #Manuel Valls veut le remplacer pour représenter la gauche de gouvernement. Ce qu'il ne semble pas avoir compris, c'est qu'il est autant détesté, voire plus, que le Président qui, lui, a su reconnaître les erreurs et les renoncements de son quinquennat. Il veut donc que nous lui offrions à nouveau notre confiance, alors qu'il a à sa charge la double utilisation du 49.3 pour faire passer deux lois impopulaires et une attitude autoritaire, et arrogante, face à ceux qui ont décrié sa politique. Définitivement, l'alternative à la gauche de gouvernement ne peut pas être la gauche de gouvernement. A quoi donc a servi la capitulation de Hollande si son clone se présente à sa place ? Du renouvellement, bon sang, du renouvellement !

Une offre variée à gauche

Peu avant la date limite de dépôt des candidatures à la primaire de la gauche, le 15 décembre, les annonces se multiplient.

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De plus en plus de candidats se disent prêts à proposer une alternative rassembleuse aux échecs du dernier quinquennat, et leurs programmes sont plus qu'intéressants. Ils reconnaissent les avancées du gouvernement de #François Hollande, notamment sur l'écologie, mais regrettent les reculs sociaux, les mauvaises idées et les retours en arrière. Les 4% qui se disaient encore prêts à voter pour Hollande en 2017 sont désormais déboussolés, et ils hésitent entre voter Valls ou Macron. C'est une blague ? Si ces électeurs cherchent vraiment le marasme et la continuité dans le désastre, dans ce cas-là ils peuvent évidemment voter pour ces deux personnages. C'est quand même dommage, quand on pense que certains candidats sont prêts à aller plus loin sur la question écologique, tels que Benoît Hamon. Arnaud Montebourg a également des idées à défendre, et se pose à la gauche de Hollande. Or, ces deux candidats, puisqu'ils peuvent être une menace pour Mélenchon, sont constamment ciblés par ce dernier.

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Sauf qu'eux, à la différence de lui, n'ont pas attendu de voir que l'écologie était une tendance à la mode chez les progressistes pour ébaucher des propositions radicales concernant l'environnement. François de Rugy, écologiste pur et dur, propose, dans la primaire de la gauche, des solutions intéressantes pour une transition écologique, également. A suivre, les proposition de Bennhamias et de Lienemann. Les électeurs de gauche doivent se faire leur propre opinion. Mais par pitié, tout sauf le maintien de l'ancien système autoritaire et libéral proposé par Valls.