En confirmant sa victoire du premier tour des primaires de la droite, #François Fillon a gagné brillamment son billet de candidat officiel des Républicains à la présidentielle 2017. Mais a-t-il pour autant fait un grand pas vers la présidence de la République ? Toute porte à croire qu'il n'en est rien et qu'à y regarder même de plus près, François Fillon semble être le candidat idéal et inespéré pour le PS, pourtant moribond à la veille des primaires des Républicains.

La fumée blanche pour Fillon

A gauche, avant ces primaires de la droite, très peu donnaient la moindre chance à un candidat du Parti Socialiste de franchir le premier tour des présidentielles 2017.

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Divisé et affaibli par le quinquennat désastreux de Hollande, le PS était résolu à affronter un Juppé ou un Sarkozy en mai prochain. Le spectre de 2002 avec un affrontement droite-extrême droite au second tour menaçait même à l'horizon. On connait aujourd'hui le dénouement incroyable de ces primaires à droite : exit Juppé et Sarkozy et bonjour Fillon.

A droite toute pour Fillon

François Fillon n'a pas caché son ancrage à droite lors de sa campagne. Il n'avait pas le choix. En s'affrontant projet contre projet avec Alain Juppé, son programme a été dévoilé. Tout le monde est au courant aujourd'hui qu'avec Fillon Président, c'est la promesse du "sang et des larmes" qui est faite aux Français. Passage de l'âge de départ légal à la retraite de 62 à 65 ans. Fin des 35 heures. 500,000 fonctionnaires en moins sur 5 ans.

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Paupérisation de la sécurité sociale. Hausse de 2 points du taux de TVA. L'addition s'annonce extrêmement lourde notamment pour les classes les plus populaires si Fillon était élu Président.

Du coup, s'ouvre un vrai boulevard pour le vainqueur de la primaire PS. Il suffit en effet au futur candidat du PS de conserver les acquis sociaux et de maintenir le statu quo actuel pour remobiliser un électorat populaire à qui Fillon ne promet que des lendemains très difficiles.

Macron, un caillou dans la chaussure du PS

Il reste cependant beaucoup de chemin à faire au futur candidat du PS pour être au second tour de l'élection présidentielle. Le principal obstacle du futur candidat du PS s'appelle en effet Emmanuel Macron. En tête actuellement des intentions de votes des électeurs dits de gauche, l'ancien Ministre de l'Economie de Manuel Valls est en train de priver le futur candidat investi du PS d'une réserve de voix lui faisant espérer d'être au second tour des présidentielles. Stratégie suicidaire d'une gauche plus que jamais divisée qui, si elle ne s'organise pas efficacement d'ici le mois de mai prochain, est sûre d'être éliminée de la course finale.

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C'est finalement Macron qui détient les clés du futur scrutin présidentiel. Or sans désistement de l'un ou de l'autre des principaux candidats de gauche, l'échec semble assuré et la bataille perdue d'avance. Et comme on voit mal le candidat du PS se retirer de la course à l'Elysée... Ce sera quitte ou double pour la gauche dans les semaines qui viennent.