Après la primaire de la droite, il avait presque annoncé se retirer de la vie politique, aujourd'hui #Nicolas Sarkozy doit donc trouver un nouveau moyen de se faire de l'argent. En plus de son poste gracieusement offert à iTélé par Bolloré, il a été choisi par la chaîne d'hôtels AccorHotels pour présider au conseil d'administration du groupe. Quelle reconversion ! On peut dire que le monde de l'argent est toujours aussi friand des anciens politiciens qui lui étaient favorables.

Un géant de l'hôtellerie

Il est presque étonnant d'apprendre que l'ancien Président de la République avait des liens avec ce groupe hôtelier, quand on sait que la plupart de ses voyages n'ont pas dû lui permettre de croiser la route d'hôtels aussi bas de gamme. En effet, ce géant de l'hôtellerie qu'est AccorHotels détient plusieurs chaînes à lui seul, telles que Mercure, Ibis, Novotel ou Sofitel. Rien à voir avec le Royal Palm ou les hôtels des Emirats-Arabes-Unis. Plus de 15 autres personnalités figurent dans ce conseil d'administration d'AccorHotels, parmi lesquelles des dirigeants de l'entreprise, des représentants d'actionnaires, des salariés.

Rôle

Mais à quoi ce bon homme d'affaires pourra-t-il bien servir au sein du conseil d'administration d'AccorHotels ? Non, il ne s'agit certainement pas d'un emploi fictif, ce cas de figure est tout à fait rare et inenvisageable chez les hommes de droite. Non, non, si Nicolas Sarkozy a été choisi, c'est parce qu'il a de réelles qualités qui justifient parfaitement qu'il rejoigne le groupe seulement quelques mois après son échec à la primaire de la droite. En fait, l'ancien président sera chargé du pilotage de la stratégie internationale de l'entreprise, qui est présente dans 92 pays et dispose de 3900 établissements.

Notre ancien président s'est dit très heureux de ce coup de piston, et prend très au sérieux sa mission, car, bien entendu, il n'a pas accédé à ce poste simplement pour sa petite rémunération. Après tout, elle ne serait que d'à peu près 62 000 € annuels, c'est-à-dire un grain de sable par rapport à ses conférences grassement payées dans les pays du Golfe, qui s'élevaient individuellement à quelques centaines de milliers d'euros. Même son ridicule salaire de président, qui ne lui suffisait pas, était plus haut. Mais c'est tout de même une opportunité de recevoir de l'argent sans faire grand chose, et une opportunité comme cela ne se manque pas. Vers une prochaine condamnation pour emploi fictif ? A suivre.