Selon l’INSEE, « la #Dette publique de la France se rapproche des 100 % du PIB après une hausse de 62,3 Milliards d’€uros enregistré au premier trimestre de l’année 2017 ». C’est ce que lepoint.fr a révélé, dans un article paru le 30 juin 2017, reprenant une source de l’AFP. Le Gouvernement Philippe, après un arbitrage du Président Macron, cherche à réduire cette dette abyssale. Des solutions existent selon lui : réduction du nombre d’élus à l’Assemblée Nationale et au Sénat, réduction de 5 % l’Allocation Logement.

Les bonnes nouvelles : suppression des charges sociales salariales (remplacées par la CSG qui augmente), suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages…

618.384 élus pour près de 47 millions d'électeurs sur tout le Territoire national

Actuellement, en France, on se retrouve face à un #Mille feuilles administratif impressionnant et pléthorique, avec des administrations territoriales conséquentes [1].

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De plus, il y a 618.384 élus [2] pour près de 47 millions d’électeurs inscrits sur tout le Territoire national. Or, pour bon nombre d’observateurs, pour le Gouvernement, cela fait beaucoup trop.

En France, on n'est pas dans un Etat fédéral : supprimer, par voix référendaire uniquement, les 13 (inutiles) grandes Régions, les agglomérations, les intercommunalités, les communautés de communes, qui sont de véritables gouffres financiers, pour les remplacer uniquement par les Départements et les 36 000 communes qui existent déjà.

Remplacer les départements de la petite couronne parisienne (91, 92, 93, 94) par un seul et unique département : la Seine, avec, comme préfecture : Nanterre, et comme sous-préfectures : toutes les anciennes préfectures..En ce qui concerne la Corse, il faudrait, comme avant, qu'elle soit un seul et unique département.

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Par ailleurs, l’Etat devrait retourner dans son rôle régalien en contrôlant lui-même la gestion du RSA et de diverses allocations sociales, ainsi que la gestion des transports collectifs (SNCF, RATP), de la construction des routes, de l’Energie (EDF et ENGIE), des bâtiments scolaires (écoles, collèges et lycées)…

Cependant, les collectivités locales et départementales pourraient avoir en charge la gestion des événements culturels, des musées locaux, des piscines, des hôpitaux et cliniques, des dispensaires, des HLM, des parcs et jardins, de certaines forêts, de l’eau, du ramassage des ordures, du tri des déchets…

Chaque électeur a besoin de son député, qui le représente à Paris...

Quant au bicamérisme, il faut le conserver, tout en évitant de réduire le nombre d’Elus à l’Assemblée Nationale et au Sénat [3]. Chaque électeur a besoin de son député, qui le représente à Paris. Les sénateurs, quant à eux, ils représentent les territoires et sont les compléments des députés et des élus locaux.

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Dans son idée de moralisation de la vie politique, le Gouvernement Philippe, reprenant les dispositions prises par le Gouvernement Valls, décide qu’il n’y aura plus de cumul de mandats en nombre : c’est une bonne mesure. Cependant, et il devrait y avoir une exception, les députés, les sénateurs, les eurodéputés… pourraient avoir parfaitement le droit de cumuler leurs mandats parlementaires avec leurs mandats municipaux : en effet, étant proche de leurs administrés et des élus locaux, ils peuvent faire valoir toutes les doléances exprimées.

Le non cumul de mandat dans le temps, je n’y suis pas vraiment favorable : c’est à l’électeur de décider si un élu doit s’en aller.

Si toutes ces mesures de bon sens étaient mises en œuvre, cela contribuerait très certainement à renflouer les caisses de l’Etat !

[1] Agents titulaires de la Fonction Publique Territoriale : 1.22241, Collectivités territoriales : 1008943, Etablissements publics à caractère administratif locaux : 213298, Fonction publique Hospitalière : 885296.

[2] 577 députés, 348 sénateurs, 2040 conseillers régionaux, 4054 conseillers départementaux, 36785 maires, environ 536519 conseillers municipaux, 78 députés européens, 51 membres de l’Assemblée territoriale de Corse, 131 membres de l’Assemblée de la Nouvelle Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna.

[3] Voir Note 2. #Moralisation de la vie politique