Un mois après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (Dont de nombreuses personnes conservent les séquelles), François Hollande et son Premier Ministre n’avaient pas hésité à utiliser le terme « guerre ». Pourtant, sur le plan international, ce terme n’est pas employé, on parlait encore de coalition ou de coordination au peuple français, avant les attentats. Le mot guerre n’est pas approprié, et le #Terrorisme était l’un des ennemis du quinquennat d’Hollande.

Le mot « guerre » n’est pas adapté

Si l’on prend la définition du mot « guerre », c’est une lutte armée entre Etats qui entraîne l’application de règles particulières.

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Elle commence par une déclaration de guerre ou un ultimatum et se termine par un armistice et, en principe, par un traité de paix qui met fin à l’état de guerre. Dans le cas précis de celui de la #France face à Daesh, on ne peut pas parler d’une véritable guerre, puis que « l’#Etat Islamique » n’est pas un Etat reconnu par la communauté internationale. Aucune déclaration de guerre n’a donc été officiellement formulée par un Etat.

La France ne fait que riposter aux différentes attaques qu’elle a subi sur son territoire ou de venir en aide à des pays amis en Afrique. Ces pays africains qui sont eux aussi sont victimes d’actes terroristes. Au Sahel par exemple, avec l’opération Barkhane, visant à lutter contre les groupes djihadistes (Ansar Dine, AQMI et même Daesh) de la région. Une opération lancée en 2014 qui mobilise des milliers de soldats.

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Hollande synonyme de lutte contre le terrorisme

Le mandat du président français est particulièrement marqué par l’envoi de troupes pour lutter contre la terreur. Dès janvier 2013, le Président français annonce l’envoi de forces françaises au Mali, pour traquer les groupes islamistes armés liés à Al-Qaida occupant le nord du pays. L’opération « Serval » est suivie à la fin de la même année de l’opération Sangaris en Centrafrique, où l’armée française tente d’enrayer les tueries entre les communautés chrétiennes et musulmanes. Aujourd’hui, la France intensifie ses frappes aériennes sur des points stratégiques du groupe Etat islamique. D’après l’Etat-Major des armées, dans cette opération « Chammal », 3 500 militaires sont déployés dans la zone contrôlée par le groupe terroriste (800 au début de l'opération en septembre 2014), plus de 300 frappes sur Daesh, et plus de 600 objectifs détruits. Des chiffres que l’on peut retrouver sur le compte « Twitter » officiel de l’Etat-Major des armées, qui publient régulièrement l’avancée des troupes françaises face aux djihadistes.

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Si nous sommes en guerre face au terrorisme, nos ennemis sont bien souvent européens et français pour un grand nombre dans les rangs de l’Etat Islamique. Les exemples sont nombreux, Mohamed Merah, les frères Kouachi, Fabien Clain. Ils ont tous grandis en France. Un problème se pose donc au sein de notre société comme la transmission des valeurs républicaines délaissées dans certaines zones sensibles.