Cette semaine était dévoilée une faille majeure dans la sécurité de #High Sierra, le nouvel OS de Mac, faille permettant de s'introduire dans le compte d'un utilisateur et qu'#Apple semble avoir corrigée depuis.

Ces dernières années, les versions s'accumulent mais n'apportent pas grand chose si ce n'est de la com'. Point de vue personnel, mais que beaucoup partagent.

Performance vs. obsolescence programmée

Lorsque je suis passé fin 2010 de Windows à #Mac, c’était essentiellement pour remplacer mon PC (dont l’alimentation et la ventilation le faisait planter rapidement) mais également pour bénéficier d’une technologie performante et d’une simplicité graphique et structurelle.

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Lignes épurées, facilité pour organiser ses fichiers et ses applis, programmes toujours ouverts même quand on ferme un document, très grand choix dans les préférences systèmes pour personnaliser son ordinateur le plus ergonomique-ment possible, et un trackpad tellement génial pour travailler que ma souris dort depuis des années dans sa boîte.

Puis, comme d'autres entreprises du numérique, Apple a décidé de cesser le support de ses logiciels pour les versions les moins récentes de son système d’exploitation OS X, afin d'amener les gens à upgrader et réduire le morcellement. En contrepartie, la firme à la pomme a décidé de rendre gratuit le passage aux versions ultérieures, sachant que chaque nouvelle version est dévoilée de plus en plus souvent, généralement en fin d’année (sans aucun doute pour profiter du marathon Rentrée scolaire — Black Friday — Noël et Jour de l'An).

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De début 2005 à l’été 2011, seulement 3 OS ont été publiés. Depuis, en autant d'années, Apple en a sorti 7, avec très peu de changements récemment. Proposer des patches aurait été plus simple que de devoir sauvegarder des dizaines de gigas de données (avec ou sans Time Machine) et mettre à jour tout le système. Et ironiquement, plus d'OS, c'est plus de fractionnement du marché…

Jusqu’à cet été, j’ai pu tenir sans jamais avoir upgradé depuis Snow Leopard (10.6.8). Pas besoin des améliorations de la plupart des programmes, à part peut-être pour Safari et Chrome (dont Google a adopté la même stratégie qu’Apple). Mais le déclic —contre mon gré— est venu de Skype, qui n’a pas seulement laissé tomber le support pour Snow Leopard, mais a purement et simplement coupé l’accès il y a plusieurs semaines, tant pour le chat que les appels, après un préavis courant juillet. J’ai pu tenir quelques temps. Et j’aurais dû continuer ainsi.

Bien mal m’en a pris de passer en début de semaine à El Capitan, ne voulant pas immédiatement d’un tout nouveau High Sierra (il me semble aussi que je ne pouvais pas y passer directement).

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Après avoir attendu plusieurs heures le téléchargement d’un fichier de 6 ou 7 gigas et son installation, j’ai vu le résultat et je me suis dit… « Bof ».

Tout ça pour ça ?

Et oui, bof. Déjà, l'hyper-minimaliste style Flat Design a remplacé les effets de transparence, bien utiles pour voir en-dessous des fenêtres de pré-visualisation par exemple, un peu comme une grande glace agrandit les perspectives d’une pièce au lieu de rendre claustrophobe. Si ce n’était que l’apparence, ça irait encore, mais là, la liste est longue que je me limiterai aux points négatifs suivants :

L’effet “bounce” : quand on monte ou on descend dans certaines fenêtres avec le trackpad, l’inertie même minime fait rebondir comme si on se jetait contre les limites d’un ring de boxe. Je ne sais pas qui en a eu l’idée chez Apple, mais j’aimerais lui demander ce que ça apporte franchement.

Applications et fichiers importants inamovibles : ce que j’appréciais chez Mac, c’était de pouvoir non seulement déplacer les programmes dans des sous-fichiers et ne garder dans le dossier du Dock que ceux dont je me servais le plus, mais aussi et surtout de supprimer les applis dont je n’avais pas besoin. Au revoir donc Mail, Photos, FaceTime, Calendar, QuickTime, ou iTunes (remplacé par le tout petit “33 RPM” qui me suffit largement). Et ce, sans jamais rompre les liens des programmes avec d’autres fichiers (à part pour Microsoft Office). Ce n’est pas une nouveauté d’El Capitan, mais le System Integrity Protection empêche désormais tout cela, y compris pour les fichiers présents dans le dossier Library ›› Application Support.

— Adieu les mouvements du trackpad totalement personnalisables. On n’a en gros le choix pour chaque action qu’entre le nombre de doigts nécessaires. Pourquoi avoir remplacé Exposé par Mission Control ? Pourquoi ne plus pouvoir révéler le bureau en poussant 4 doigts vers le haut, et parcourir l’historique d’une fenêtre de Finder avec 3 doigts sur les côtés ? (ça fonctionne encore sur Chrome, mais en moins réactif) Pourquoi ne plus pouvoir redimensionner les icônes ou mettre un fichier en plein écran en « pinçant vers l’extérieur » ?

Bon, je passerais sur le fait que le démarrage est plus long et l’ouverture des fichiers moins rapide, que des freeze bugs surviennent un peu trop souvent (non-chargement d’une page, pas de réponse du clavier), et que la batterie se vide plus vite sur certains sites (GoogleMaps, pubs des sites de journaux… WordReference !). Et puis remplacer la police de base (Arial si je n’écris pas de bêtises) par une autre plus “aplatie” alourdit un peu.

Allez, quelques “+” pour la fin : plus de choix dans les tags (qui ont remplacé les labels), sauf leur apparence, le panneau de notifications (bof, j'allais sur meteorama.com), et la possibilité de garder des doublons quand on déplace des fichiers de même nom dans un même dossier.

Revenir en arrière ?

Et oui, j'ai bien essayé ! Mais après avoir perdu une journée supplémentaire, j'ai laissé tomber. En rebootant avec le DVD d'installation de Snow Leopard (maintenir alt enfoncée), je n'ai pas pu effacer le disque dur avec El Capitan (formater totalement), le partitionner, ou installer sur une clé USB. Je verrai dans les prochains mois si je peux le faire sur un disque dur externe. J'aurais pu aussi acheter ce matin un iMac à 100 euros sur Le Bon Coin, offre tellement imbattable d'un professionnel à Issy-les-Moulineaux qui changeait de bureaux, qu'elle est vite partie !

Bref, tout ça est plus de la cosmétique qu’un véritable changement à chaque fois, tel le passage de Classic à OS X (ou pour les utilisateurs de Windows, de 98 à XP et de XP à Vista). Certes, il est un peu tard pour faire la critique d’un produit sorti il y a 2 ans, mais comme les dernières versions se ressemblent un peu toutes…

Je ne sais pas où va Apple depuis la mort de Steve Jobs, avec une évolution pauvre du Mac (et des autres produits, en fait) et l’abandon des iPods au profit de gadgets comme l’Apple Watch… Alors avant de mettre à jour quoi que ce soit, réfléchissez-y !