Dans la nuit de mardi 24 à mercredi 25 février, entre 23 heures et 2 heures du matin, des drones ont été aperçus survolant Paris à cinq reprises. L'information a été délivrée pour la première fois par Europe 1, puis confirmée par une source policière. Ces drones ont été vus, par plusieurs témoins et des forces policières, près de la place de la Concorde, de la Seine mais aussi près de la Tour Eiffel. A l'heure actuelle, on ne peut donner un nombre précis de drones volant au-dessus de la capitale cette nuit.

Ces engins télécommandés refont une énième apparition en ce début de semaine. En effet, des témoins avaient déjà précisés qu'ils avaient observés un aéronef dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 février, aux alentours de minuit, puis quatre autres, entre 1 heure et 6 heures du matin. Ceux-ci avaient été repérés au-dessus de l'ambassade des Etats-Unis et proche de différents lieux touristiques.

Une enquête est ouverte

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, ce mardi 24 février, pour « survol par aéronefs en zone interdite », d'après une source proche du dossier. L'affaire a été confiée au service spécialisé, dans ce même type d'enquête, à la gendarmerie des transports aériens (GTA).

Selon une interview menée par L'Obs, les propriétaires de ces drones n'ont toujours pas été identifiés. « Nous avons tout déployé pour tenter d'intercepter les pilotes mais ils n'ont pas été détectés », a confié l'une des sources. Ces petits engins peuvent être, en effet, à la portée de tous. Aucune identité n'est enregistrée par les points de vente lors de l'achat d'un drone. De là, il est très difficile de connaître le propriétaire.

L'histoire des drones dans le ciel de la capitale n'est pas vraiment une nouvelle. Depuis l'observation de deux aéronefs près de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, le samedi 3 janvier, les questions de « menace » se font de plus en plus présentes. Toutefois, on ne peut pas, vraiment, y répondre. Il est, tout de même, nécessaire de s'en occuper. « Si on ne surveille, un jour, un appareil plus gros et beaucoup plus dangereux pourrait ainsi s'approcher de sites sensibles », explique Michel Polacco, auteur de Drones, l'aviation de demain, à L'Obs.