C'était un passage incontournable pour tous les amoureux qui visitaient la capitale : accrocher un cadenas sur les grilles du pont des Arts afin de sceller son amour. La coutume voulait par ailleurs que les couples jettent la clé dans la Seine une fois le cadenas installé. Oui mais voilà : désormais, les amoureux devront trouver une autre façon de célébrer leur passion, car les « cadenas d'amour » vivent leur dernier jour.

Il y a quelques mois, l'une des barrières du pont de Arts s'est effondrée, ne supportant plus les 45 tonnes de cadenas accrochés à la grille du monument. Il faut dire que le pont soutenait plus d'un millions de cadenas. La ville de Paris a donc décidé de s'en débarrasser, à compter de ce lundi 1er juin. Le pont sera d'ailleurs fermé à la circulation durant une semaine afin que les travaux soient réalisés en toute sécurité.

Une fresque artistique géante

Dès cet été, les grilles et panneaux en bois qui supportaient les « cadenas d'amour », seront remplacés par des panneaux décorés par plusieurs artistes de rue. Parmi eux, Jace, célèbre pour ses graffitis et oeuvres de street art. L'artiste réunionnais a annoncé ce lundi sur sa page Facebook, qu'il a préparé une frise longue de 150 mètres « représentant une vision naïve et décalée de la vie parisienne tel que se l'imagine le touriste lambda ». Divisée en 56 panneaux, cette fresque sera installée cette semaine et pourra être admirée du public à compter du mardi 9 juin.

A l'automne, la mairie de Paris a annoncé que ces fresques seront remplacées par des panneaux de plexiglas.

La déception des touristes

Pour les touristes, la suppression des cadenas d'amour est difficile à accepter. Certains sont tristes, d'autres ont trouvé une alternative en se rendant sur le pont Neuf afin de déposer un cadenas sur les grilles entourant la statue d'Henri IV. La mairie de Paris a anticipé et lancera prochainement une vaste campagne de sensibilisation pour inviter les amoureux à sceller leur amour d'une autre façon.

Selon la mairie de Paris, tous les cadenas supprimés seront conservés puis recyclés. #Paris culture