Et voilà que la #Justice égyptienne se surpasse une nouvelle fois en condamnant 188 personnes à mort. L’accusation étant d’avoir attaqué un commissariat en août 2013, juste après la reprise du pouvoir par les militaires.

Les 188 personnes condamnée sont accusées également d’être des partisans du mouvement des Frères Musulmans et du président déchu, Mohamed Morsi. Cette condamnation doit être soumise au Mufti, la plus grande autorité musulmane du pays pour la décision finale.

En effet, bien que cette décision semble répressive, elle entre en totale conformité avec la situation en Egypte, depuis la destitution du président Morsi par les militaires. Quelques jours avant, la justice égyptienne avait annoncé l’abandon du procès contre l’ancien président Mohamed Hosni Moubarek pour toutes les accusations concernant le meurtre des manifestants lors de la révolution de février 2011 ainsi que dans des faits de corruption durant ses 30 années de pouvoir.

Arrivé au pouvoir en juin 2012 lors d’une élection historique, la première dans l'histoire de l'Egypte, Mohamed Morsi a été énormément critiqué par ses opposants et a été destitué par les militaires lors des événements de 2013. Depuis la chute de Morsi, les partisans des Frères Musulmans font face à une répression très sanglante qui a fait plus de 1000 morts.

Estimée incontrôlable par plusieurs organisations des droits de l’homme dans le monde entier, notamment l’ONU, la justice égyptienne avait condamné à mort plus de 500 personnes en mars 2014 lors d’un procès sans précédent de l’histoire moderne

Le président actuel et ex-chef de l’armée, Abdellfattah Sissi, a été énormément accusé d’avoir instauré un régime encore plus répressif avec un grand nombre d’arrestations politiques. En septembre dernier, une centaine de prisonniers politiques avaient lancé le slogan "s’affamer plutôt que se taire" pour contester les conditions de leur emprisonnement inhumaines.

On rappelle que Mohamed el-Baradei, ex-directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique et co-architecte de la destitution de Morsi, avait pris la fuite hors du pays quelques jours après la prise du pouvoir par les militaires en 2013.