La France et l'Algérie ont décidé d'agir conjointement. Les actes terroristes des extrémistes religieux ont atteint leur plus haut niveau de lâcheté : rien ne les arrête, ils ne tiennent compte d'aucune loi, ils ne sont pas humains.

Même s'ils osent prétendre être des musulmans... Une certitude, ils sont sans foi.

Ils sont arrivés à un tel degré de criminalité et d'obscurantisme qu'il devient primordial et un devoir suprême pour tout Etat qui tient à préserver la sécurité de son territoire, et même sa souveraineté, d'anticiper sa stratégie de lutte, une stratégie antiterroriste urgente, à court et à long terme, usant de toutes les performances adéquates à un tel danger. Sinon, le danger n'est pas loin... et les barbares sont déchaînés.

Un pas timide

Arrivé le mercredi 19 décembre en Algérie, le ministre de l'intérieur français Bernard Kaznov a rencontré le Président du gouvernement Abdelmalek Selal, le ministre de l'Intérieur algérien Taieb Belaiz et le ministre des affaires religieuses Mohamed Aissa, avec lequel il a signé un accord de formation pour les imams algériens opérant en France.

Bernard Kaznov a déclaré que la France et l'Algérie tiennent à engager les universitaires et les intellectuels dans leur lutte contre le mensonge et les manipulations qu'usent les terroristes au nom de l'Islam. Il a ajouté qu'il était nécessaire que la formation des Imams soit adéquate à un régime républicain apte à combattre toute diffamation et manipulation portant atteinte à l'Islam. Le ministre français a déclaré que les actes terroristes et lâches n'ont rien à voir avec l'Islam et a souligné que la France était décidée à lutter contre tout acte de racisme et d'hostilité dans toutes ses formes. Dans une conférence de presse, tenue à Alger le jour même, le ministre de l'Intérieur français a confirmé la volonté des deux pays d'avoir recours aux intellectuels pour affronter le terrorisme.

Décision à anticiper

Rappelons que le ministre Mohamed Aissa avait promis, lors de sa nomination en mai dernier, de réexaminer les modules de formation des imams en Algérie dans le but de préserver le pays de l'extrémisme religieux, la cause essentielle de la guerre civile des années 90 du siècle dernier.

La lutte antiterroriste franco-algérienne doit prendre des dimensions encore plus grandes vu la gravité du danger qui guête.