"Les terroristes n'ont pas leur place en Tunisie, ni aujourd'hui ni demain, il est hors de question de les laisser gagner du terrain", a déclaré le Chef du gouvernement tunisien lors de l'inauguration le mardi 16 décembre du « Pôle judiciaire et sécuritaire pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé », en présence des ministres de l'intérieur, de la justice, de la défense, des affaires étrangères, des finances et des ambassadeurs de France, des Etats-Unis et du Qatar.
Le Chef du gouvernement a rappelé dans son discours prononcé à l'occasion la création il y a deux semaines de l' « Agence de renseignement, de sécurité et de défense ».
Il a souligné que le gouvernement avait veillé à programmer la mise en activité du Pôle avant la fin de l'année. L'idée a commencé en avril 2014 dit-il, et ce, dans le cadre d'une approche globale dans la lutte contre le terrorisme. Deux plans d'actions ont été élaborés, d'une part, un plan à court terme qui comprend les réalisations actives des forces de sécurité sur le terrain, avec la coordination, l'appui et les équipements de la part du gouvernement. Et d'autre part, un plan à long terme qui a nécessité la création du Pôle judiciaire et sécuritaire pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, qui comprend dans sa stratégie de sécurité globale, la collecte, le traitement et l'analyse des renseignements pouvant avoir lien avec le terrorisme. La réalisation a été assurée par des compétences tunisiennes émanant du ministère de l'intérieur, avec la coopération du ministère de la justice et du ministère des communications et de la technologie, ces institutions et d'autres aussi, vont en étroite collaboration veiller à sauvegarder la sécurité du pays.

Le Chef du gouvernement a enfin souhaité que le prochain gouvernement veillera à compléter le chemin déjà tracé pour aboutir à la création d'une Agence nationale de la sécurité nationale.
Il est à noter que le pôle sécuritaire antiterroriste est totalement indépendant du pôle judiciaire.