Nous avons beaucoup entendu parler ces derniers mois des containers de réfugiés afghans et africains qui arrivaient en masse à la ville de Calais. Il y aurait à peu près 2500 réfugiés à Calais et aux alentours, principalement originaires de Syrie, d'Afghanistan et d'Erythrée qui fuient les conflits ethniques et les guerres, depuis l'occupation de l'Afghanistan en 2001.

Essayant de trouver tant bien que mal des abris de fortune, ceux-ci sont souvent évacués par la police. Après la rafle des CRS du squat de la rue Mouron début septembre, les Syriens avaient refusé ces hébergements d'urgence, tout d'abord par dégoût de la situation en France et de leur traitement par les autorités sur place à Calais. Ils veulent à tout prix gagner l'Angleterre malgré les risques, car selon eux « ils n'ont rien à perdre ».

Or, la Grande-Bretagne ne veut pas entendre parler de ces immigrés afghans, syriens etc…sur ses terres. Et pour couronner le tout, elle aurait financé la construction d'une grille qui nous fait penser au mur de Berlin. Celle-ci sépare et délimite la frontière anglaise à Calais. Cette grille, haute de quatre mètres, devrait bloquer l'accès au port. Cette construction coûterait 15 millions d'euros.

Il n y a pas de centre de réfugiés à proprement parler à Calais centre, certains des réfugiés sont logés autours de Calais. Le Secours catholique les comprend et dénonce des conditions d'accueil déplorables.

Les réfugiés refusent de demander l'asile en France et pour cause, la procédure peut prendre jusqu'à deux ans entre l'obtention du rendez-vous et le traitement du dossier.

Dans un article alarmant, le Guardian déplore la situation des réfugiés à Calais. Le journal dénonce un nombre de 15 personnes au moins ayant trouvé la mort puisqu'elles vivaient dans de mauvaises conditions sanitaires (sans eau parfois) ou bien parce qu'elles essayaient de traverser la Manche en se jetant sur des fourgons allant vers l'Angleterre.

La France prévoit prochainement la construction d'un centre d'accueil de jour Jules-Ferry que le gouvernement promet pour le début de l'année 2015.

Les dirigeants de nombreuses associations dont le secours populaire, protestent contre ces mesures car ils dénoncent un déplacement du problème et non une solution.