Ce jeudi 29 janvier, des perquisitions ont été faites dans le bureau ainsi qu'au domicile de Guillaume Lambert, l'ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et actuellement préfet de Lozère. "Le domicile parisien de Guillaume Lambert et son bureau à la préfecture de Lozère ont fait l'objet de perquisition", confirme une proche de l'affaire.

L'enquête, qui est actuellement menée, cherche à élucider l'affaire de fausses factures au nom de la société Bygmalion. Elles auraient permis de cacher certaines dépenses, très importantes, faites lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2012. Une somme qui s'élèverait à 18,5 millions d'euros.

Les enquêteurs souhaitent connaître toutes les personnes impliquées et qui étaient au courant de la fraude. Jeudi 22 janvier, soit il y a une semaine jour pour jour, d'autres perquisitions ont été faites dans les bureaux de Jean-François Copé, à l'Assemblée nationale. Mais pas que. Son domicile ainsi que la mairie de Meaux, dont il est le maire, aussi. Une information confirmée par ses proches.

Écarté de son poste de chef de l'#UMP et depuis lors absent des médias, Jean-François Copé continue de clamer son innocence et d'affirmer qu'il n'avait aucune connaissance sur la création de fausses factures. Une perquisition qui est intervenue suite au retrait de l'immunité parlementaire de Philippe Briand, qui occupe le poste de député UMP. Son domicile a également connu des perquisitions ce jeudi 29 janvier.

22,5 millions d'euros est la somme légale qui ne devait pas être dépassée lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Ces factures avaient pour mission de dissimuler les vraies dépenses.

L'affaire de fraude avait été reconnue par Jérôme Lavrilleux - l'ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy - et par la société Bygmalion, elle-même. Il a aussi confié que Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy n'étaient, quant à eux, pas au courant. De son côté, Guillaume Lambert avait informé le procureur de Paris, responsable de l'affaire, de ne pas connaître l'existence de ces dissimulations. Comment le directeur adjoint était-il au courant et pas le directeur même de la campagne? Une question restée en suspend qui, aujourd'hui, est remise sur table.

Anciens chefs de Bygmalion et ex-cadres du parti UMP, au total, ce sont sept personnes qui sont, aujourd'hui, mises en examen pour financement illégal.