Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, dire que la situation en Libye est déplorable n'est pas exagéré. Le pays, déchiré par les violences quotidiennes et les luttes de pouvoir, sera sujet, selon l'ONU, à la guerre totale si des mesures d'envergure ne pas sont prises. Une expansion du conflit au pays limitrophes est à craindre.

Sur le plan politique, la situation libyenne est un véritable statut quo, car ni le parlement élu allié au gouvernement provisoire reconnu par la communauté internationale comme légitime et dont le siège se trouve à Tobrouk à l'Est du pays, ni l'assemblée sortante, le CGN, réorganisée à Tripoli après la prise de l'aéroport international et de la capitale par le "Farj Libya " ( Puissante coalition de milices Islamiques ), ne peuvent prétendre gouverner. Bien au contraire, les deux assemblées rivales et leurs gouvernements, opposées idéologiquement ainsi que militairement, entretiennent ce climat de chaos, cet état de non-droit, profitable particulièrement à l'établissement et par ce biais à l'expansion d'un Salafisme radical aux portes de l'Europe. Au coeur des conflits, la manne pétrolière, principale source de revenus de l'Etat libyen ainsi que monnaie d'échange et levier de pression pour les différentes factions guerrières.

L'idée d'une intervention militaire en Libye a été écartée par les pays Africains au sommet de l'UA. Selon Mohammed Bazoum, chef de la diplomatie Nigérienne, qui craint l'émergence d'un front djihadiste allant du désert lybien jusqu'au Nord-Est des forêts nigériennes, il est important pourtant de ne pas fermer la porte à des tirs ciblés sur les groupes terroristes ayant trouvé refuge dans le Sud-Ouest lybien. Certains pays limitrophes à la Libye, dont l'Algérie, craignent surtout la dissémination des groupes djihadistes en cas d'intervention militaire massive. Il n'y aura donc pas de militarisation de la situation en Libye selon Rantame Lamamra, ministre Algérien des affaires étrangères, la solution sera politique.

En raison de l'absence de certains acteurs aux négociations intra-libyennes placées sous l'égide de l'ONU à Genève, qui visent à trouver une issue à la crise politique par le biais de la formation d'un gouvernement d'union, l'ONU a donné sont approbation à la délocalisation de ces dernières en Libye si  a sécurité pouvait y être assurée. La nouvelle a été, par ailleurs, perçue positivement par tous les acteurs dont le CGN qui en avait fait "indirectement" la demande. Du point de vue de l'ONU, l'instauration d'un gouvernement d'union permettrait d'isoler les milices djihadistes dont la branche libyenne de l'#Etat Islamique responsable de trois attentats depuis le début du mois contre le gouvernement pro-Farj Libya en plein centre de Tripoli.

A savoir donc si les Islamistes de Tripoli et les technocrates de Tobrouk sauront mettre de côté leur rivalité et ainsi permettre à la mise en place d'un gouvernement d'union capable, lui, de contenir le militantisme Djihadiste et le fanatisme religieux, de désarmer les milices issues de la révolution, et de stopper le trafic d'armes et le trafic humain opérés dans le Sud du pays, ce en instaurant une armée nationale et un dispositif policier à la hauteur du conflit. #Jihad #Terrorisme