Cela fait quatre ans que les militaires, ainsi que tout le personnel de l'armée française, attendent de pouvoir inaugurer leur nouveau siège flambant neuf construit dans le quartier Balard, à Paris (dans le 15ème arrondissement, situé en bordure du périphérique parisien).

Débuté en 2011, le chantier a pour but de regrouper les 12 sites parisiens du ministère de la Défense, sur une surface de 16 hectares, dans l'optique d'une meilleure gouvernance.

Avec un coût de près de 4,3 milliards d'euros, ce chantier devrait s'achever au cours du mois pour pouvoir accueillir, dès le mois de mai, une partie du personnel. Au final, ce seront 9.300 militaires et fonctionnaires qui viendront s'installer dans ces locaux.

À noter que ce projet fait l'objet d'un partenariat public-privé (PPP), attribué au groupement Opale Défense, emmené par Bouygues.

Sécurité absolue

Un chantier colossal, placé sous haute protection et qui d'ailleurs, le restera : l'enjeu est de taille, il s'agit la de regrouper tous les sites, éparpillés dans la capitale, du ministère de la Défense : l'état-major des armées (EMA), les états-majors des armées (Terre, Marine, Air), la Direction générale pour l'armement (DGA), ainsi que les directions et services du Secrétariat général pour l'administration (SGA) seront regroupés sur le site de Balard, autour du ministre et de son cabinet, en 2015.

Une architecture pensée

Cet immense bâtiment comportera trois entités différentes, reliées entre elles. La parcelle ouest sera dédiée au nouvel emplacement du ministère de la Défense.

L'architecture n'a pas été pensée au hasard, puisqu'il s'agit en quelque sorte de représenter la force et la puissance de l'armée française. Elle sera parfaitement intégrée dans le paysage urbain, et offrira de nombreux espaces verts. De plus, le toit est composé de panneaux photovoltaïques intégrés, et permettra ainsi de réduire l'impact environnemental de l'édifice.

En décembre 2009, trois esquisses architecturales ont été retenues, sur les neuf propositions. Parmi ces trois esquisses, celle d'Eiffage, Vinci et Bouygues.

Ce sera alors l'architecture proposée par Bouygues qui sera retenue. Le transfert des unités jusqu'à Balard se fera sous haute surveillance, et sera délicat. De plus, les anciens bureaux, ainsi libérés, seront revendus. #Gouvernement #Paris politique