Il a parlé Grèce, un peu, Ukraine, beaucoup, et présenté ses conclusions sur "l'après Charlie" (renforcement de l'école, de l'armée et du service civique), tout juste une phrase pourrait raisonner jusque dans nos campagnes : "Notre responsabilité, c'est l'égalité entre les territoires." Le #Président de la République, #François Hollande, a une nouvelle fois oublié le #Monde rural lors de son rendez-vous devant les journalistes.

Il ne reste donc pas grand chose des Assises de la ruralité qui se sont déroulées en novembre dernier. Pourtant, à ce moment là, Sylvia Pinel (ministre du logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité) qualifiait ces territoires comme étant "riches d'opportunités, d'innovations et de mutations", n'annonçant par ailleurs que peu de mesures (renforcer la couverture en téléphonie mobile, faciliter l'accès aux services de santé et renforcer l'éducation).

Le 17 janvier dernier, François Hollande, lors des voeux à la ruralité prononcés à Tulles, officialisait le maintien des départements les plus ruraux (sans citer de noms).

Dans le même temps, l'Etat annonce une coupe drastique dans les dotations de l'Etat aux collectivités territoriales. Après une baisse de plus de 1,5 milliards d'euros en 2014, nous allons connaître une accélération de la baisse des dotations: 3,67 milliards cette année, et le même montant en 2016 puis en 2017. Et à ce petit jeu, ce sont les petites communes qui vont en payer le plus lourd tribu puisqu'elles ont déjà des revenus limités. L'Association des maires de France a alerté sur ce sujet demandant "solennellement la tenue d'une instance de négociation entre l'Etat et les associations d'élus locaux afin de remettre à plat toutes les politiques publiques, nationales et européennes, qui impactent les budgets locaux," demande restée pour l'heure sans réponse.

Au Sénat aussi, on s'inquiète de ces évolutions, ayant peur que le maire ne devienne "seulement un officier d'état civil, un garde champêtre ou un président d'association sans pouvoir investir pour sa commune". Surtout que les investissement privés et les services publics ont également tendance à fuir nos campagnes.

De tout ça, il n'en a pas été question lors de la conférence de presse du Président de la République qui ne s'est ainsi pas exprimé sur le dernier rapport du Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET) qui préconise de dissoudre toutes les communes dans un millier d'intercommunalités, ultime coup de grâce porté à notre chère ruralité qui héberge pourtant 13 millions de Français.