Depuis que le Tchad a décidé de s'impliquer dans cette guerre contre #Boko Haram, le #Cameroun se sent un peu plus rassuré. En effet, ces attaques perpétrées dans les régions camerounaises, notamment celles du septentrion, aura fait de nombreuses victimes et de déplacés. Le Cameroun, pays laïque et diversifié, s'est toujours venté d'avoir la paix et la stabilité car les effets que pourraient avoir les conséquences d'une attaque armée sont presqu'inexistantes.

Pour certains citoyens, Boko Haram était l'affaire des autres, surtout celle du Nigéria voisin. La région septentrionale limitrophe au Nigéria s'est pourtant vue dévastée du jour au lendemain. Des populations qui la plupart du temps subissent la pauvreté et la misère se sont vues infliger un nouveau poids. L'armée camerounaise a été mobilisée en très grand nombre et les combats sont des plus virulents entre les deux parties. Cependant, le manque d'effectifs a commencé à se faire sentir au point où un concours d'entrée à l'armée organisé à la gendarmerie a été mis sur pieds. L'arrivée de l'armée tchadienne est donc plus que salutaire.

Le véritable impact du Tchad

Le Tchad est un pays qui regorge de nombreuses cultures communes à celles du Cameroun vis à vis des frontières très proches. On y retrouve certains dialectes communs tels que les Massa, les Moudang ou encore les Toupouri. La riposte du Tchad ne s'est donc pas faite attendre pour sauver son voisin camerounais. Idriss Déby et son armée ont donc décidé d'investir le Cameroun, tout en attaquant Boko Haram sur les terres nigérianes. Malgré que le Tchad ait perdu cinq soldats lors de leur première riposte, son armée n'ont cessé d'entrer dans le territoire nigérian. Privilège que n'a pas encore eu le Cameroun.

En effet, selon certains dires, le Cameroun ne pourrait pas encore entrer en territoire nigérian car l'accord n'a pas encore été donné par le président Good Luck Jonathan qui est en pleine campagne présidentielle. Selon certaines rumeurs, il ne pourra pas donner son accord sous peine d'être refoulé aux élections par ces radicalistes islamistes qui ne cessent de prendre de l'ampleur. Lors des premières attaques tchadiennes, Aboubkar Shakahu (la tête pensante de Boko Haram) avait déclaré "nous sommes prêts à entrer dans vos terres" au peuple tchadien qui, après cette déclaration fallacieuse, est entrée de plus belle au Nigéria. Les attaques se sont ensuite perpétrées au niveau du Niger toujours frontalier au Nigéria. Sur ces entrefaites, un mini-sommet s'est tenu à Yaoundé du 15 au 17 Février avec les présidents de la CEEAC (comité économique de l'Afrique centrale), avec notamment le Congo Brazzaville, la RCA, le Tchad, le Cameroun, le Gabon, et même le Sao Tomé y Principe. Il a été convenu de combattre Boko Haram par tous les moyens possibles en renforçant les effectifs comme il avait été dit lors du dernier sommet de l'UA (union Africaine). Près de 8000 hommes renforceraient l'effectif et près de 5 milliards alloués pour compléter le budget. Le Tchad avec son passé de guerre sera d'un très grand apport pour lutter contre cette secte islamique qui ne cesse de recruter des jeunes désoeuvrés pour remplir leurs rangs.