Le représentant de l'Hexagone a rencontré le premier ministre indien, Narendra Modi, à New Delhi lors d'une conférence sur le climat qui s'y tenait. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, croit que l'Inde contribuera au succès de la Conférence sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris cette année ajoutant que " les efforts environnementaux de l'Inde ne l'empêcheront pas de lutter contre ses problèmes de pauvreté ".

L'Inde, qui est le deuxième pays le plus peuplé après la Chine, le troisième plus important producteur de gaz à effet de serre après la Chine et les États-Unis, est dans une position difficile. C'est le développement économique ou la protection de l'environnement. Ou les deux peut-être? Laurent Fabius croit qu'un juste équilibre est possible. « Il faut que le pays trouve un point-milieu entre développer son économie et protéger l'environnement », disait-il.

La conversation entre les deux diplomates a porté principalement sur les objectifs de l'Inde en relation avec la Conférence de Paris. Parmi les projets mis de l'avant par le premier ministre indien pour diminuer son empreinte environnementale, des centrales nucléaires et l'énergie solaire sont évoquées.

Le premier ministre indien, suite à sa rencontre avec Barack Obama, démontre sa volonté de faire sa part, mais n'a toujours pas chiffré ses intentions. Les beaux discours sont une chose, les actions en sont une autre. Néanmoins, son ouverture est porteuse d'espoir pour les environnementalistes.

Le premier ministre Modi a affirmé que les énergies renouvelables allaient fournir les maisons de plus de 300 millions d'Indiens qui n'y ont pas encore accès étant extrêmement dépendants des centrales à charbon.

Le diplomate français insiste sur le fait que le développement économique et la pauvreté ne sont pas deux combats incompatibles. « Nous avons besoin d'un signal que tous iront sur le chemin d'une économie qui laisse le carbone à un niveau très bas. Nous en dépendond tous », disait Laurent Fabius pour conclure.