Le sondage commandé par iTélé et Orange, publié ce dimanche 22 février, ébranle l'ex-président qui se présentait voilà quelques mois encore comme l'homme providentiel de la France. Mais il semblerait bien qu'il soit un homme du passé pour les Français, à en croire BVA.

Les pourcentages favorables en baisse

L'ex-président de la République ne semble pas avoir convaincu les Français par son retour au premier plan. Les derniers sondages sont tombés comme le couperet pour son retour en politique voilà six mois! Seulement 22% des français souhaitent voir #Nicolas Sarkozy se présenter aux présidentielles de 2017 contre 33% en juillet dernier.

Constat unanime et que l'on peut élargir à la fois aux sympathisants de droite et de l'#UMP. 40% des sympathisants de droite sont pour la candidature de Sarkozy contre 67%, il y a un an. On compte 21 points de moins concernant les sympathisants de l'UMP qui ne sont plus de 57%.

N'oublions pas que pour voir l'ancien président se présenter aux présidentielles de 2017, il faudrait encore qu'il soit élu candidat représentant l'UMP lors des primaires ouvertes qui se dérouleront en 2016. Possibilité qui a perdu désormais de son évidence...

La droite défavorable au front républicain

49% des français souhaitent que l'UMP se prononce en faveur du Front républicain si la situation des législatives partielles à Doubs se reproduisaient lors des départementales de mars prochain.

Si les sympathisants du PS manifestent plus que largement leur soutien au Front républicain (79%), les sympathisants de l'UMP étonnent par leur désaveu vis-à-vis de la République en se déclarant favorable au "ni-ni" (46%). Ce n'est cependant plus une surprise depuis les élections à Doubs, où la moitié des sympathisants de droite ont préféré la candidate du Front National.

Cette déclaration des sympathisants UMP détonne vis-à-vis des propos de leur président Sarkozy qui déclarait au micro d'Europe 1 que "tout responsable UMP qui conclurait un accord avec le Front National serait tout simplement exclu". Or, on peut relativiser sa position par rapport au parti d'extrême droite par sa consigne de vote à Doubs qui se démarquait des autres leaders UMP, préférant le soit "candidat majoritaire" ou "l'abstention". Déjà l'ex-président n'avait pas su imposer sa consigne: un manque supposé de pouvoir pour celui qui a préféré aller donner une conférence à Abu Dhabi le lendemain de la défaite de son candidat.