Après la défaite de l'UMP au premier tour des élections partielles dans le Doubs, faut-il voir le signe d'une volonté populaire de rejeter la présence de l'ex-président Nicolas Sarkozy comme représentant du peuple? Il faut comprendre que ce retour, fortement décrié par beaucoup, n'offre que peu de marge de manoeuvre à celui qui, au lendemain des résultats, se trouvais à Dubaï afin de vendre ses prestations professionnelles. Nul ne peut courir deux lièvres à la fois. 

Pour certains chroniqueurs politiques, il apparaissait clairement que le retour de Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène politique n'était pas forcement le bienvenu. Depuis son retour patiemment orchestré, l'ex-président nous a habitué à bien des scénarios plus déconcertants les uns que les autres, mais il serait bon pour lui de mettre à profit sa deuxième chance, toujours instable à ce jour. Les résultats de ce vote paraissent être une sanction personnelle, son image de rassembleur n'ayant pas fonctionné selon son espérance. L'UMP est également touché, trop fragilisé et surtout asphyxié par la guerre des chefs encore présente à l'esprit des militants comme dans celui des Français.

Un deuxième tour oppose en duel serré le FN et le PS. Qui l'emportera ? Il semblerait, selon les sondages que Sophie Montel, candidate F.N arrivée en tête avec 32,60% des voix contre Frédéric Barbier - 28,85% des voix, serrait évincée au second tour. Mais ce ne sont là que des sondages! Laissons le peuple s'exprimer librement, et voyons qui va remplacer P.Moscovici qui officie maintenant à la Commission européenne.

Pour les partis demeurés en lice, cette élection figure plus comme un test pour l'ensemble de la classe politique avant les "départementales" prévues fin mars qu'un combat se limitant à une circonscription.

Malgré son éviction, l'UMP va jouer un rôle déterminant avec ses directives aux militants dans le jeu des reports. Pour l'UMP, contrairement à Sarkozy, la consigne est de voter « blanc » ou s'abstenir sans faire barrage au FN. Allons-nous encore assister à ce qui a été entre Chirac et Le Pen (père) ?

Après tout, ce n'est que de la politique politicienne qui se joue des avis du peuple, et le manque d'unité se précise fortement. Après cela, conviendra-t-il de penser que Bernadette Chirac avait raison en déconseillant à son « protégé » d'éviter la présidence de l'UMP ?






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