Marine Le Pen, la présidente du #Front National (FN), s'est exprimée ce lundi au sujet des tweets homophobes et islamophobes postés en 2014 par Chantal Clamer, candidate du Rassemblement Bleu Marine (RBM), dans l'Arriège. L'élue préfère dédouaner son parti.

Exhumés par la gauche et l'extrême gauche locale, ces tweets comportaient des propos islamophobes et homophobes dans lesquels l'élue qualifiait les musulmans de « mahométans », estimant que l'islam représentait « la peste bubonique du 20e siècle à abattre et exterminer par tous les moyens ». Dans une autre publication, elle évoque « des sales gouines » dont personne ne voudrait à part « les blacks et les rebe ».

« J'ai des amis musulmans et homosexuels »

Interrogée par La Dépêche du Midi, Chantal Clamer justifie son tweet sur les « mahométans » par une réaction sous le coup de l'émotion, postée « après avoir vu une vidéo sur Twitter d'une femme trainée dans la rue à moitié décapitée devant une foule hilare ». Elle dit regretter aujourd'hui de ne pas avoir ajouté « islamisme » ou « islam radical ». A propos du tweet homophobe, elle assure ne pas l'avoir écrit et se souvient qu'il a été publié depuis son téléphone par des jeunes venus passer l'après-midi chez elle.

Contactée par Metronews, elle se défend de toute islamophobie ou homophobie en insistant : « J'ai des amis musulmans ». Et d'ajouter : « J'ai des amis homosexuels que je reçois chez moi en duo sans problème ».

Marine Le Pen se défausse

Ce lundi, en conférence de presse à Foix, Marine Le Pen a regretté le « manque de prudence » de l'élue. « Sur 7650 candidats, il peut y avoir des propos déplacés, si on scanne les déclarations du Front De Gauche on en trouvera aussi. »

Selon la présidente du Front National, Chantal Clamer « a commis une injustice en faisant un amalgame. On lui a fait comprendre qu'elle était allée trop loin et elle a compris ». Lorsqu'est évoqué la possible exclusion de l'élue, Marine Le Pen botte en touche et rappelle que la candidate est investie par le SIEL (Souveraineté, Indépendance et Liberté), un parti de 850 adhérents affilié au FN par le Rassemblement Bleu Marine. « Ce n'est pas à moi de décider s'il faut l'exclure ou pas », a-t-elle déclaré.

Depuis ce lundi, les réactions fusent sur Twitter. La porte-parole du parti socialiste, Corinne Narrasiguin, s'insurge : « @MLP_officiel à propos de C. Clamer : "pas de professionnels de la politique" propos racistes et homophobes, juste une erreur de com ?! »

Des dérapages qui se multiplient

Ce scandale n'est pas sans rappeler celui d'Alexandre Larionov, candidat du FN dans l'Aveyron, qui avait appelé au meurtre des juifs sur sa page Facebook. Le cas d'Alexandre Larionov, placé en garde à vue vendredi dernier pour incitation à la haine par voie électronique, n'est pas comparable à celui de Chantal Clamer selon Marine le Pen : « Dans l'Aveyron c'était tout à fait différent. Les propos étaient tout à fait inadmissibles et tout à fait condamnables. »

Lundi, c'est Fabien Rouquette, le candidat FN à Narbonne, qui avait appelé au suicide des musulmans sur sa page Facebook. #Racisme