Bruno Le Maire, député de l'Eure, est l'un des ténors de l'#UMP. L'excellent score réalisé par son parti lors du premier tour des élections départementales a donc de quoi lui donner le sourire. « C'est une belle victoire de ma famille politique, la droite », indique-t-il. « Nous avons le vent en poupe et nous poursuivons la reconquête territoriale. En mars 2014, nous avons obtenu d'excellents résultats lors des municipales. Les conditions de la reconquête sont réunies après avoir repris les villes et j'espère que nous obtiendrons de bons résultats dimanche prochain dans les cantons même si dans beaucoup de départements, cela se jouera sur un fil. La prochaine étape sera les régions fin de l'année 2015 », souligne celui qui avait proposé sa candidature à la présidence du parti en 2014.

Un défi considérable pour la droite

Le député met tout de même en garde face à la montée du FN. « Il y a un enracinement du Front National en France dans les zones rurales, dans les villes et dans le sud-est. La droite doit impérativement apporter des réponses concrètes au sentiment d'abandon, en matière d'accès aux soins de santé, de la petite délinquance, de l'emploi et de l'accès au haut débit. Il ne peut pas y avoir deux France ! La droite est devant un défi considérable ». Ce qui réjouit également Bruno Le Maire est la claque reçue par le parti socialiste lors de ce premier tour des départementales. « Les raisons de cette défaite sont l'absence de résultats du président Hollande et de Manuel Valls. La gauche ferait mieux de se poser les bonnes questions. Hollande plane et ne voit plus la réalité. Sa politique a créé de la misère, de l'inquiétude et de l'angoisse. C'est une claque sans précédent. J'aimerais un chef de l'Etat qui fixe un cap ». En parlant de chef de l'Etat, cette victoire est-elle déjà une certitude pour la présidentielle de 2017 ? « L'avantage est important mais pas décisif. Cette victoire, on la doit non seulement au président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, mais également à tout un ensemble comprenant les candidats et les électeurs. C'est la victoire d'un collectif. Aujourd'hui, je suis heureux comme lorsque ma famille politique remporte des victoires et il reste à confirmer dimanche prochain. Mais attention et je le répète, je tire la sonnette d'alarme quant à l'enracinement du Front National ».