Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a visité son homologue français lors du premier jour de séjour en France le lundi 2 mars. Les deux politiciens ont semblé s'entendre sur plusieurs points dont la présence essentielle du Québec lors de la Conférence Cop21 sur les changements climatiques qui aura lieu à Paris en fin d'année. Le président Hollande tient à ce que les Québécois y fassent entendre leur voix : « Il y aura des sujets qui relèvent du Canada, mais également des états fédérés et des enjeux régionaux, a dit le président Hollande. Je crois que le Québec pourra s'y faire entendre et j'y veillerai personnellement. »

#François Hollande a parlé avec enthousiasme de la politique énergétique québécoise qu'il a qualifiée de « très originale et avant-gardiste. » Il semble que le président de l'Hexagone voie les intérêts de la France et du Québec à l'intérieur d'un chemin commun. « Tout ce que dira le Québec lors du Cop21 ira dans le sens des intérêts de la France et du monde, » a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse conjointe dans les salons de l'Élysée.

L'entente cordiale

Il semble que les deux homologues affichaient une symbiose. Plusieurs médias avaient avancé que la France était frustrée de la hausse des frais de scolarité ou par l'absence de Philippe Couillard suite aux événements de Charlie Hebdo. La réalité était tout autre à Paris et le président français a clos les rumeurs sur la hausse des frais de scolarité : « Cet accord est un bon compromis pour la pérennité de la présence des étudiants de la France au Québec. »

« Les plus importantes manifestations à l'extérieur de la France ne pouvaient venir que du Québec et j'en étais ému », a déclaré François Hollande pour répondre à l'absence de M. Couillard à l'époque des événements de Charlie Hebdo. Ce dernier a d'ailleurs « réitéré la solidarité du peuple québécois. »

« La relation France-Québec constitue la base de la politique internationale québécoise, a rappelé Philippe Couillard. Cela passera notamment par la stratégie maritime, » il a d'ailleurs confirmé la création d'un institut maritime franco-québécois, le numérique et le Plan Nord.