La rumeur courait depuis quelques jours, cette fois-ci c'est officiel. Geneviève Fioraso, la secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé ce jeudi 5 mars qu'elle quittait le gouvernement pour des raisons de santé. Ses fonctions seront assurées temporairement par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale.

Hier, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a fait comprendre que Geneviève Fioraso connaissait « des problèmes de santé, qui ont l'air d'être assez graves ». Ce jeudi après-midi, la principale intéressée a présenté sa démission au gouvernement, expliquant que son « état de santé est incompatible avec la fonction de ministre ». Et d'ajouter : « Je ne peux pas à la fois me soigner, ce qui demande de l'énergie et exercer mon activité ».

Mauvais timing

Déjà l'année dernière, en décembre, Geneviève Fioraso avait demandé au gouvernement de la soulager de certaines fonctions. Il y a trois semaines, elle a annoncé son intention de réduire son activité. Aujourd'hui, les médecins lui demandent de se consacrer à son traitement médical.

Une annonce qui ne tombe pas au bon moment puisqu'un mouvement national était organisé ce jeudi 5 mars par les principaux syndicats nationaux « pour défendre les conditions de travail et d'études ».

François Hollande, qui a adressé ses « voeux de rétablissement » à la secrétaire d'État, aurait aimé qu'elle conserve ses fonctions jusqu'au remaniement envisagé après les élections départementales qui auront lieu les 22 et 29 mars prochains.

Un soutien politique

Suite à cette annonce, la secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a reçu de de nombreux messages de soutien via les réseaux sociaux.

Najat Vallaud-Belkacem s'est exprimée sur Tweeter : « Ma plus grande solidarité et mes meilleurs voeux de prompt rétablissement à Geneviève Fioraso », tout comme l'ancien chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault : « Hommage et amical soutien à Geneviève Fioraso pour son action au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche ».

Quant à Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l'Union douanière, il a souhaité « bon courage » à la secrétaire d'État, une « femme de coeur et de terrain ». #Education