Malgré la défaite cuisante du #PS lors du premier tour des élections départementales, Jean-Christophe Cambadélis tente de relativiser et de voir le positif. « 22%, on ne nous les aurait pas donnés. C'est huit points de mieux que lors des élections européennes », indique-t-il. « On en reparlera dimanche mais il n'est pas juste de croire que ce que l'on perçoit au premier tour sera au rendez-vous du second », poursuit l'homme fort des socialistes. « Nous avons eu des sanctions au niveau des départements mais il faut intégrer le tripartisme et dans le Nord, il y a eu de la division ou on serait en tête dans tous les cantons ».

Nicolas Sarkozy est bel et bien toujours point du doigt par la gauche. « Il est à la rue ! Le matin, il parle du ni-ni, le midi il dit qu'il faut frapper brutalement le FN et le soir, il fait la synthèse en attaquant le PS et le FN. Il y a un problème de stratégie et il est contesté. Tous les jours, des députés et des sénateurs appellent à voter socialiste contre le #Front National. La droite est divisée entre l'#UMP et l'UDI sur les consignes de vote et elle l'est également en interne alors que la gauche est unie ».

Le FN ne gagnera ni le Vaucluse ni l'Aisne

Et faudrait-il changer le casting gouvernemental si la débâcle des socialistes se confirme lors du second tour ? « Non, ce sont les élections départementales, il ne faut pas les transformer en législatives. On ne joue pas le sort du gouvernement et il est évident que Manuel Valls doit rester en place. Les résultats électoraux peuvent être négatifs alors que les socio-économiques sont positifs. Il n'y a pas que les chiffres du chômage. Il y a la croissance, la consommation, le logement…Nicolas Sarkozy est responsable de la situation et nous menons une bataille pour assainir la situation économique de la France, même si les résultats tardent à venir ». Et en parlant des résultats, Jean-Christophe Cambadélis ne croit pas à une percée du FN lors du deuxième tour. « Vous verrez que le FN aura moins de cent conseillers départementaux et ils ne gagneront ni le Vaucluse, ni l'Aisne. Les Français ont compris que les départements allaient se concentrer sur la solidarité et les régions sur l'économie et ils sont satisfaits que le PS ait imposé un binôme homme/femme ».