Le 17 mars dernier, la France a permis la sédation pour endormir les patients en phase terminale. Le débat sensible de l'euthanasie n'est pas rouvert, il est ici question de respecter le souhait des patients qui vont mourir tôt ou tard. Ainsi, les politiciens ont choisi d'offrir une alternative qui prend en considération les besoins des familles et qui allégera les souffrances des malades.

L'Assemblée unie et imperturbable...

Il est rare de voire l'Assemblée nationale être d'accord. Mais le vote a été accepté avec 436 voix contre 34. Cette proposition de loi autorise « le recours à une sédation profonde et continue pour certains malades incurables ». Plus de 96% des Français sont en faveur de la sédation.

La nouvelle législation vient forcer la main des thérapeutes qui désiraient guérir des patients à tout prix. L'acharnement thérapeutique ne sera plus possible si le patient exprime ce souhait.

Un incident est venu perturbé le vote des députés sur cette loi. Des inconnus ont jeté des bouts de papier sur lesquels il était possible de lire « Non à l'euthanasie ». Cet événement démontre la sensibilité du débat entourant le droit de mourir en paix.

Le Président remplit sa promesse électorale

Lors de sa campagne électorale, #François Hollande avait promis une « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». C'est chose faite ou presque. Il ne manque plus que l'approbation du Sénat. La loi Leonetti, qui fait référence au nom de son co-auteur, le médecin Jean Leonetti, permettra de « dormir pour ne pas souffrir avant de mourir », comme il l'explique.

Le président a mené ce sujet en se montrant très prudent en raison des doutes soulevés par le Comité national consultatif d'éthique. Cette approche méticuleuse a porté ses fruits. Les groupes pro-vie et les groupes pro-euthanasie ne sont pas sortis dans les rues.

Il faut rappeler que la France n'autorise pas l'euthanasie. La loi Leonetti donne le droit de terminer ses jours seulement si le patient est en phase terminale pour abréger ses souffrances. Une distinction très importante au niveau légal. L'euthanasie est permise en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg et le suicide-assisté est permis en Suisse.