Nicolas Sarkozy attend avec impatience les résultats des départementales des 22 et 29 mars 2015. Il est sûr d'une chose: l'UMP sera devant le PS. Cette position permet à Nicolas Sarkozy, quelque soit le score du Front National, de dire à la population française que seule l'UMP représente l'alternative au gouvernement socialiste. D'ailleurs, il a commencé à le faire en disant du Président Hollande que celui-ci n'était pas à la hauteur des enjeux et des défis que rencontre la France en matière de lutte contre les déficits et le chômage.

Nicolas Sarkozy prépare la période après les départementales qui vont lui permettre de décliner trois agendas.

- Le premier agenda concerne la réaffirmation de sa position en tant que leader de l'UMP et chef de l'opposition républicaine, ce qui lui permet de marginaliser François Fillon et Alain Juppé en montrant aux militants et à la France que le patron est de retour et que les chicayas qui ont alimenté les débats des militants lors de la fausse présidence Copé/Fillon sont derrière eux. Nicolas Sarkozy peut ainsi préparer les militants à une mobilisation réelle pour le changement du nom et du logo.

- Le deuxième agenda est bien la transformation de l'UMP qui, selon certaines indiscrétions, va devenir le parti des Républicains. Si c'est le cas, Nicolas Sarkozy permet de faire taire de façon définitive les quolibets en sa direction et en celle de l'ancienne UMP qui insistaient sur le rapprochement entre l'UMP et le Front National. Il deviendra difficile aux autres partis de gouvernement de ne pas considérer l'ancienne UMP comme un parti qui ne tire pas ses analyses des thèmes du Front National.

- Le troisième agenda porte sur la stratégie que Nicolas Sarkozy met en place pour éliminer deux prétendants : Alain Juppé et Français Fillon. Nicolas Sarkozy sera un peu plus présent sur les thématiques de chômage, de dette, de cohésion sociale, d'insécurité et de l'identité française à la télévision et dans les journaux. L'ancien président doit apparaitre comme le seul et l'unique chef de l'opposition, ce qui lui permet de marginaliser François Fillon et Alain Juppé qui osent le défier au cours des Primaires à droite et au centre avant l'élection présidentielle de 2017. En créant le nouveau parti, il le met en état de marche pour que celui-ci le désigne lors des primaires comme le seul et unique candidat qui a su fédérer, mobiliser et rassembler les candidats de droite et du centre contre François Hollande et le Parti Socialiste. #Élections #Président de la République