Les Verts donnent une image piteuse de l'écologie en France. Ils se préoccupent de leur situation personnelle, ministérielle ou gouvernementale, que d'écologie. La question de l'écologie ne peut être portée par les Verts seuls car les écolos passent plus de temps en disputes, en refondation idéologique permanente au lieu de tracer des sillons profonds sur les questions « problématisantes » de climat, d'environnement, de transition énergétique, de l'abandon du nucléaire. Mais la réalité est tout autre.

Les problématiques de l'environnement concernent toute la société française et non seulement un groupuscule politique irresponsable pour lesquels la seule mission est d'entrer au gouvernement pour faire alliance avec le Parti Socialiste avec un horizon ferme : l'élection présidentielle de 2017. Dommage que les autres partis politiques (UMP, PS, etc.) ne se préoccupent pas de façon claire des questions écologiques et préfèrent les laisser à des écologistes qui se préoccupent plus de leur propre sort que des questions sociétalo-écologiques.

La famille des Verts se déchire sur la question des alliances avec le Parti Socialiste et/ou avec le Front de Gauche. Il y a un groupe formé par Placé, De Rugy, Baupin et Pompili qui s'oppose à Cécile Duflot considérée comme la passionaria écolo de gauche qui souhaite une alliance avec le Front de Gauche avec les résultats catastrophiques que l'on connait aux élections départementales de mars 2015.

Vincent Placé, Baupin, De Rugy, Pompili, tous actuels parlementaires d'Europe-#Ecologie-Les Verts, souhaitent un rapprochement avec le Parti Socialiste et espèrent que François Hollande les appellera au gouvernement après le Congrès du Parti Socialiste de juin 2015. Ces trois parlementaires militent pour l'isolement de Cécile Duflot.

Les écologistes ont toujours eu un problème : se définir en tant que force autonome tout en participant avec les partis de Gauche sans disparaitre complètement et surtout sans perdre leur pensée idéologique. Malgré la défaite du Parti Socialiste aux départementales de mars 2015, François Hollande a dit qu'il ne changerait ni de cap en matière de politique économique, ni de premier Ministre.

L'aile « droite » d'Europe-Ecologie-Les Verts souhaite créer une confédération dans laquelle seraient les bienvenues les personnalités qui parlent d'écologie comme Antoine Waechter, Corinne Lepage mais surtout Jean Luc Benhammias passé par le MODEM (etconsidéré comme la main silencieuse de Hollande).

On ne doit pas oublier Yves Pietrasanta de Génération écologie ainsi que Emmanuelle Cosse, actuelle Secrétaire nationale du mouvement Europe-Ecologie-Les Verts, qui essaie tant bien que mal d'avoir une attitude d'équilibriste entre ceux qui sont pour l'alliance avec le PS et les opposants à cette alliance.

Comme François Mitterrand a fait pour les communistes, François Hollande veut attirer à lui les Verts, s'en servir pour les mieux les étouffer et les faire disparaitre. Les Verts sont-ils conscients de la politique et de la stratégie de François Hollande ? Cécile Duflot souhaite-elle mener une politique solitaire qui va forcément déboucher sur une impasse ? Quelle est la meilleure position : être dans une alliance avec le PS et essayer de faire aboutir ses idées dans le débat critique ou bien rester dans une approche protestataire avec des alliés du Front de Gauche dont on connait le poids politique insignifiant dans le paysage politique français ?