Partant d'un bon principe, celui de vouloir aider les moins nantis, la proposition du ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo (Open-VLD) heurte d'emblée, sachant que la #Belgique -tout comme l'Europe- se bat depuis 2008 avec une crise financière dont personne ne voit le bout. Déclarer vouloir libérer 36 millions d'euros pour favoriser l'enseignement dans certaines parties du monde, où il est vrai que la situation n'est pas très reluisante, ne peut que faire réagir les citoyens. Alors que dans le même temps, le gouvernement y va de ses lois impopulaires, telles que le relèvement de l'âge de la pension ou la diminution du pouvoir d'achat des pensionnés; et que l'enseignement dans le Royaume n'a plus rien à voir avec la gratuité, prévue dans les textes.

Un personnage très contesté côté francophone

Le Ministre De Croo n'en est pas à sa première sortie impopulaire. En effet, certains avancent qu'il est à la base de la plus grande crise gouvernementale du pays, ayant fait capoter l'équipe en place avant 2010. S'il peut se vanter d'obtenir 300.000 voix de préférence lors des élections de juin de cette même année, et d'être élu deux ans plus tard bourgmestre de Brakel (commune flamande), ses prises de positions ne semblent pas toujours aller dans le sens du bien-être du peuple. Ce n'est pas cette nouvelle déclaration qui fera avancer sa popularité, surtout au niveau wallon. Mais on sait déjà qu'il n'en a cure, s'appuyant sur des idées ultra libérales. Ce qui fait grincer les dents des francophones, ne se reconnaissant pas dans la politique du ministre.

Une semaine très chargée en mouvements sociaux

Dans la situation actuelle, on comprend encore moins cette déclaration du Ministre De Croo, sachant que cette semaine retrouvera son lot de mouvements sociaux, à commencer par une "grève du zèle" des policiers de l'aéroport de Bruxelles National, dès ce lundi. Qui dit grève du zèle, dit longue fille d'attente avant l'embarquement, et ceci ne se limitera pas à ce premier jour de semaine, mais pourrait se poursuivre pendant une quinzaine de jours. Les services publics, quant à eux, se croiseront les bras mercredi, observant une grève générale. Pas, ou peu, de trains, trams, bus, professeurs dans les écoles, et de personnel dans les administrations. Un mercredi noir qui annonce d'autres actions si le gouvernement ne revoit pas sa copie. Pour terminer la semaine, la police -en général- monte également au créneau avec une manifestation vendredi. Ajoutez à cela une autre forme de protestation, de ces mêmes agents de l'état, avec la "grève des pv", pour ce qui est des petites infractions, et ce toute la semaine.
#Education