On en parle moins qu'un tapis rouge à New York. Mais l'affaire sur le financement illégal présumé du #Front National pourrait bien avoir des répercussions. Alors qu'une information judiciaire avait été ouverte pour les élections cantonales 2011 et les législatives 2012, quatre personnalités du Front national ont été mises en examen pour escroquerie et complicité d'escroquerie. Les juges en charge du dossier, Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi, veulent aller plus loin. Voici quelques indices pour mieux comprendre l'affaire.

Riwal, c'est le nom d'une agence spécialisée dans la communication et prestataire du Front national. Jeanne, c'est le micro-parti politique créé en 2010 par des proches de #Marine Le Pen. Entre les deux, on trouve le directeur de Riwal, Frédéric Chatillon, ancien leader du Groupe union défense (GUD), organisation étudiante d'extrême droite. Ce dernier est soupçonné d'avoir d'avoir contribué au financement illégal des campagnes du Front national, via le micro-parti Jeanne, à coups de millions d'euros.

Le stratagème serait le suivant : la société Riwal vent des kits de campagne à Jeanne (largement "surévalués" d'après les juges). Jeanne prête de l'argent aux candidats FN avec un joli taux d'intérêt de 6,5 €. L'achat des kits de campagne est imposé aux candidats s'ils veulent l'investiture. Ces derniers déclarent leurs frais de campagnes en comptant les intérêts payés. Et l'État rembourse!

Si l'affaire est loin d'être terminée, Marine Le Pen peste déjà contre le traitement de la justice à l'égard de son parti. "Il y a une volonté absolument farfelue d'attraire mon nom dans une affaire judiciaire, a-t-elle lâché à l'AFP, le 11 avril. Ces contrats ne sont pas des emplois fictifs. Ils le démontreront sans aucun problème. "