La deuxième partie du quinquennat de #François Hollande est considérée par tous les spécialistes français et internationaux comme réussie. Il arrive à fédérer la population française autour de thèmes qui mettent en valeur la République :« panthéonisation » récente des  résistants, inauguration du mémorial ACTe sur l’esclavage, voyage à Cuba et surtout déplacement en province pour réaffirmer le primat de la République sur les tentatives communautaires après l’affaire Charlie Hebdo, etc. Tous les déplacements de Hollande sont plébiscités par le peuple français, sauf par les principaux dirigeants de l’opposition comme #Nicolas Sarkozy qui estiment que le #Président de la République en fait trop et qu’il est déjà en campagne pour sa réélection en 2017.

Au-delà des remarques de Nicolas Sarkozy, on peut constater que le Président Hollande, après avoir remis en ordre le Parti Socialiste et tué dans l’œuf la possibilité d’une Primaire à Gauche, s’apprête à mener campagne pour en découdre éventuellement avec Nicolas Sarkozy. Le problème est que la marge de manœuvre de Hollande est étroite. Il a imprudemment annoncé qu’il devait être jugé si le chômage ne baissait pas, or le chômage ne baisse pas en France et, dans l’analyse économique, ce n’est pas au Président de créer des emplois mais bel et bien aux entreprises et au marché. Le rebond de la croissance en France est trop faible pour favoriser une reprise des embauches. Il se dit aussi que si les investissements ont augmenté en France, ce sont surtout des investissements de type financiers qui ne créent pas d’emplois.

Le Président Hollande est donc dans une seringue. Comme un joueur de poker, il tente sa dernière carte malgré son impopularité, c’est la carte surprise qui conjuguerait les éléments qu’il souhaite : la reprise économique et le début de la baisse du chômage, mais surtout la victoire de Nicolas Sarkozy aux Primaires à Droite. Hollande pense qu’il peut battre Nicolas Sarkozy en 2017, ce qui n’est pas démontré.

Nous voilà donc au creux d’une confrontation réelle entre Hollande et Sarkozy au moment où celui-ci crée le 30 mai le nouveau Parti des Républicains qui va être son fer de lance contre Hollande et surtout l’arme républicaine pour la reconquête du pouvoir et du cœur des Français.