Décidément quand Jean-Marie Le Pen prend la parole, il joue dans la provocation la plus totale ! Mercredi 13 mai au micro de BFM TV, le président d'honneur du #Front National qui a été suspendu de sa qualité d'adhérent, a vivement critiqué les homosexuels au FN et lenuméro deux du parti, Florian Philippot. Pourtant ce n'est pas la première fois qu'il tient des propos à caractère «homophobe».

« Véritable colonisation du mouvement » par Philippot et ses amis

Depuis qu'il a été suspendu du FN, Jean-Marie Le Pen a décidé de déclarer la guerre à ceux qui entourent la présidente du parti, sa fille, #Marine Le Pen. La première de ses victimes, Florian Philippot et ses « mignons ». Prié de s'expliquer, Jean-Marie Le Pen fait valoir qu'il « ne condamnait pas les homosexuels à titre individuel mais quand ils chassent en meute oui». Et d'ajouter : « Le mouvement est en train de dérailler sous l'influence de Florian Philippot et de ses amis qui procèdent à la véritable colonisation du mouvement, à l'insu de Marine Le Pen (…) ».

Le co-fondateur du FN va également aller plus loin dans son offensive en s'expliquant sur le terme de « mignons » adressé aux proches de Florian Philippot : « Non, les mignons étaient des favoris, politiques ! C'est tout à fait par erreur qu'on leur a attribué une qualité homosexuelle bien qu'ils fussent à l'époque très efféminés ! Mais on peut être très efféminé sans être homosexuel. »

Interrogé sur ces déclarations à son encontre, Florian Philippot, semble ne pas vouloir entrer dans la polémique, ne sachant pas si l'ancien leader du FN est réellement pris d'#Homophobie. « Je ne sais pas s'il y a une connotation homophobe dans ces insultes (…) Mais je n'y répondrai pas. » Bien que Jean-Marie Le Pen souhaite « la réconciliation » avec Marine Le Pen, il n'en pas à ses premiers propos qui créent la polémique...

Lien entre l'homosexualité et la pédophilie

En 2014, dans une interview à l'AFP dont on vient d'apprendre la teneur, l'ancien leader du Front national a fait un étrange lien entre l'homosexualité et la pédophilie. « Au FN, il y a pas mal d'homosexuels. Ce sont des gens disponibles. Ils ne me dérangent pas, à partir du moment où ils ne mettent pas la main dans ma braguette ou dans celle de nos petits garçons ou de nos petites filles… » juge-t-il.

Mais c'est surtout en 1984 que Jean-Marie Le Pen va donner son opinion sur l'homosexualité. Invité de l'émission phare du moment, L'heure de vérité, il estime que «l'homosexualité n'est pas un délit, mais il ne doit pas être non plus une valeur privilégiée, car de toute évidence elle constitue effectivement une anomalie biologique et sociale ». En 1997, c'est encore une fois devant les caméras de télévision qu'il s'illustre. Venu soutenir l'une de ses filles lors de la campagne des législatives, il poursuit un individu venu manifester contre sa venue : « Je vais te faire courir, moi, tu vas voir, rouquin va ! Pédé ! ».