Vous attendiez le verdict avec impatience, il est enfin tombé ! Le projet de #Loi sur le renseignement a été voté ce mardi au Sénat, et coup de maitre, il a été voté à une écrasante majorité, soit 483 voix favorables, contre 86.

L'Assemblée nationale adopte le projet de loi avec une large majorité

Mais alors qui sont ces 86 personnes qui ont voté contre la loi sur le renseignement ? Sur les 288 députés socialistes, 10 n'étaient pas favorables. Du côté de l'UMP, sur 198 votants, 35 étaient également contre. Pour ce qui est des écologistes, sur 18, 11 personnes ne sont pas favorables non plus. Et pour terminer, 12 députés front de gauche sur 15, et 7 non-inscrits sur 9, n'ont pas voté en faveur de cette loi sur le renseignement.

Même si, ce lundi 4 mai une journée de mobilisation contre la loi sur le renseignement a été organisée par un collectif d'association et de partisans de gauche, un sondage CSA révèle que plus de 6 Français sur 10, soit 63 %, seraient favorables à la limitation des libertés individuelles pour lutter, entre autres, contre le terrorisme. Pourtant, au sein de la société civile, la loi proposée n'aura fait que rarement l'unanimité contre elle.

L'article 2 du projet de loi sur le renseignement déjà adopté depuis le 16 avril

Certains hébergeurs, qui ne sont pas favorable à ce projet de loi, pensent que cela « détruira un pan majeur de l'activité économique de notre pays » en poussant les hébergeurs à délocaliser dans des pays où les restrictions concernant les libertés individuelles sont moins intrusives.

Le communiqué adressé au Premier ministre, #Manuel Valls, est cosigné par des géants comme OVH et Gandi, mais regroupe également AFHADS, IDS, Ikoula, Lomaco et Online. La délocalisation des grandes entreprises comme des petites entraînera la perte d'emploi de « milliers de postes » dans une douzaine de villes en France.

C'est dans la nuit du 15 au 16 avril 2015 qu'a été voté l'article 2 du projet de loi sur le renseignement. La mise en place de « boîtes noires » permettant la surveillance des données de connexion, était également concernée (fournisseurs d'accès internet et hébergeurs). Le plus étonnant, c'est que cette loi a été votée pendant les vacances scolaires, en pleine nuit et seulement 25 voix favorables et 5 contres recensés sur les 577 députés élus. Le Front National qui avait fait savoir sa forte opposition lors de la discussion générale ne s'est pas présenté pour voter.

Comment le gouvernement nous manipule

Après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo, légaliser l'écoute des potentiels terroristes et de leurs proches semble être une très bonne initiative pour permettre de lutter activement contre le terrorisme. Mais, ce que la majorité d'entre nous ignorent, c'est que cette loi sur les renseignements peut s'appliquer aussi bien aux entreprises qu'aux citoyens lambda. Se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment, ou encore, être en contact avec la mauvaise personne peut nuire aux libertés individuelles.

C'est à partir de là que ce texte pose de nombreux problèmes et provoque une polémique autour de nos libertés. Le gouvernement se servirait-il des malheureux événements survenus en janvier pour empêcher le débat ? Pour rappel, ce texte sur le renseignement regroupe la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées, la prolifération des armes de destructions massives, mais aussi la prévention de toute forme d'ingérence étrangère, les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France, et encore d'autres finalités…

Pour Manuel Valls, « ce texte utile, efficace et attendu par les Français » doit mobiliser une majorité des parlementaires, pour cesser de mettre en cause sans arrêt les aspects liberticides de ce texte. Il espère que le texte sera adopté avant mi-juin pour mettre rapidement en place « cette législation à la hauteur de ce que nous sommes ».