Tous les jours, l’actualité internationale dans les médias nous présente des populations venant d’Afghanistan, de #Syrie, d’Irak, de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, de Libye, de Somalie, etc. qui se dirigent vers l’Europe. Les images sont là, incontestables. Sur des radeaux de fortune et à la merci de passeurs inconscients et guidés par le gain, hommes, femmes et enfants essaient de fuir les guerres et l’incompétence professionnelle de leurs gouvernements en matière de gouvernance économique des pays pour se réfugier en Europe. Il y a 60 millions de déplacés dans le monde entier et 320 000 migrants (chiffres discutables) en direction de l’Europe.

Les raisons réelles des phénomènes migratoires des populations africaines et du Proche-Orient vers l’Europe.

L’Europe, malgré la crise, est perçue comme l’Eldorado de toujours. Quoique l’on dise à ces migrants à propos de la véritable situation européenne (chômage, crise, individualisme, racisme), quoique l’on fasse pour empêcher leur arrivée sur le territoire de l’Union européenne, les réfugiés sont là, permanents, et vont continuer à venir en Europe tant que les guerres et la mal-gouvernance dans leurs pays respectifs ne contribueront pas à les sédentariser. Nous ne sommes qu’au début d’un vaste mouvement qui va s’amplifier avec les problématiques climatiques : sécheresse, pollution, montée des eaux marines qui auront pour conséquences de rendre les terres agricoles moins productives en #Afrique et dans les autres contrées du monde.

Il y a un débat complètement surréaliste à l’heure actuelle en Europe, sur la différence à établir entre les exilés politiques qui fuient les situations de guerre dans leur pays d’origine, les réfugiés économiques qui estiment que l’Europe reste leur seule planche de salut et demain les migrants climatiques. En Europe, la plupart des pays ne sont pas d’accord sur la manière de traiter ces flux de population qui risquent de déséquilibrer à terme l’organisation sociale des différents pays européens. L’Italie, Malte et la Grèce, qui ont reçu le plus de migrants, montrent leur désaccord en direction des autres pays de l’Union européenne qui s’engagent à reculons pour traiter ce problème des migrations nouvelles. L’Italie de Mattéo Renzi a menacé les autres pays européens de faciliter le déplacement migratoire des populations réfugiées à l’intérieur de l’Europe si celle-ci continue à ne pas aider l’Italie qui, en première ligne, essaie d’apporter les réponses idoines en matière d’accueil et de soin. Récemment à Paris, on a vu les populations soudanaises et africaines réfugiées sous le métro aérien à la station Stalingrad faire l’objet d’un délogement brutal de la part des forces de police. Ces populations « indésirables » ont été soutenues par les mouvements du Front de Gauche, alors que certains militants du Front national criaient à l’invasion.

Les Européens doivent être solidaires pour traiter les phénomènes migratoires.

On a parlé des quotas et d’une répartition équitable en matière d’accueil des migrants pour la plupart des pays de l’Union européenne. Certains de ses pays opèrent une différence entre exilés politiques dont ils pensent qu’ils peuvent traiter les dossiers, et les migrants économiques pour lesquels la seule solution est le retour vers leur pays d’origine. Dans tous les cas, nous sommes dans l’hypothèse des bonnes-fausses solutions. Comme dans le domaine de la monnaie et de l’organisation sociétale de l’Union européenne, on n’a pas réfléchi en amont sur les conséquences en matière de gestion et de prise de décision concernant les phénomènes monétaires et sociaux. C’est vrai pour l’Euro dans le cadre de la Grèce, c’est tellement vrai aujourd’hui avec les migrants venant d’Afrique et du Proche-Orient.

L’Europe responsable des phénomènes migratoires à cause de la collusion de ses dirigeants avec certains Etats africains où règnent la mal-gouvernance et la corruption.

L’Europe est peut-être en train de payer sa politique de collusion et de condescendance envers la mal-gouvernance de la plupart des dirigeants africains, mais aussi du Proche-Orient. L’Europe a accepté les bénéfices énormes qu’elle tirait de ces pays, tout en fermant les yeux sur les problématiques de mal-gouvernance, de corruption, de mauvaise gestion des finances publiques et de mal-développement. L’Europe peut maintenant verser des larmes de crocodile, alors qu’elle est complice de la situation actuelle. Il faut qu’elle assume ses actes et les effets boomerang de sa collusion avec certains gouvernements qui exploitent et spolient leurs populations qui, elles, ont compris que leur seul moyen de libération relatif, c’est l’Europe. Il est tout à fait inutile de faire entendre raison aux populations migrantes que l’Europe n’est plus l’Eldorado. Ces populations, africaines pour la plupart d’entre elles, viendront toujours par tous les moyens. Il reste à l’Europe et surtout à la COP 21 sur le climat à Paris en novembre/décembre 2015 d’intégrer la question des migrations dans son agenda en apportant réflexions et moyens de financement concrets de développement contrôlé pour les pays d’origine des migrants.  #Immigration