C'est ce matin à 9h50, qu'une explosion a été entendue dans la ville de Saint-Quentin-Fallavier dans le département de l'Isére.

Selon les premières informations recueillies sur place, une voiture serait entrée en trombe dans une usine de gaz industriels, Air Products située avenue des Arrivaux. La voiture aurait fait du rodéo sur place, percutant les bonbonnes de gaz présentes sur le site. Un incendie se serait alors déclenché. D'autres témoignages assurent qu'un homme aurait forcé l'entrée avant d'aller ouvrir les bonbonnes. Il semblerait que deux hommes occupaient la voiture.

Des victimes à déplorer

Plusieurs personnes auraient été blessées. La tête d'un homme décapitée a été retrouvée sur place, accroché à un grillage, des inscriptions recouvrant son visage. On ignore pour l'heure l'identité de la victime.

L'éventualité d'un attentat terroriste

Le terme attentat a été prononcé à plusieurs reprises, les hommes se revendiquant du groupe terroriste #Daesh, un drapeau islamiste à la main. Un homme d'une trentaine d'années,déjà connu des services de police, aurait été interpellé par les gendarmes présents sur place. On ignore à ce moment si il s'agit réellement d'un attentat, ou d'un acte perpétré par des déséquilibrés.

Une prise en charge de la population

Le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve se rend sur place. François Hollande présent à Bruxelles pour le sommet Européen, ne s'est pas présenté à la réunion prévue afin de suivre de près l'évolution de l'affaire. Manuel Valls annonce le renforcement de tous les sites sensibles.

L'entreprise en question, n'était pas considérée comme faisant partie des sites à surveiller, de part sa taille et sa situation. On s'interroge donc sur la volonté réelle des deux protagonistes. Les riverains sont pour l'heure invités à rester confinés chez eux. Les entreprises voisines sont vidées de leurs occupants. Un périmètre de sécurité a été mis en place. Les témoins présents sur le site, très choqués sont pris en charge dans une salle polyvalente située à La Verpillière, la commune voisine. Une centaine de pompiers et gendarmes sont présents sur les lieux. L'antiterrorisme de Paris est en charge de l'enquête.

La cinquième colonne d'Estrosi et Morano

Le Maire de Nice n'a pas attendu d'avoir la confirmation de ces actes et de leurs réelles motivations avant de tweeter : « Cet attentat dramatique en Isère, si l'auteur est vérifié, rappelle une nouvelle fois présence 5ème colonne en FR »

Le député-maire de "Les Républicains" avait déjà évoqué une cinquième colonne islamiste au lendemain des attentats de janvier dernier, empruntant l'expression au frontiste Aymeric Chauprade. Très rapidement après cette déclaration, c'est Nadine Morano qui tweetait ainsi sur son compte :

« Les réseaux dormants en action, la 5eme colonne en marche, que les naïfs prennent conscience de la gravité du #Terrorisme islamiste en France »

Une récupération politique

Pour ces élus à la droite du mouvement politique présidé par Nicolas Sarkozy, alimenter la croyance d'un groupuscule d'extrémistes de l'Islam infiltré qui viserait la destruction de la civilisation judéo-chrétienne française, est devenu un véritable leitmotiv. Marine Le Pen de son côté, a réclamé "des mesures fermes et fortes pour terrasser l'islamisme".

Une désolidarisation de la classe politique

Ces déclarations ont vivement choqué la classe politique française à gauche comme à droite. Plusieurs politiques n'ont pas hésité à condamner de tels propos qui nourrissent l'amalgame fait avec les musulmans de France. Certains rappellent que l'heure n'est pas à la récupération politicienne, mais à l'appel à la solidarité entre Français face aux menaces terroristes qui pèsent sur la nation. #UMP