Un horodateur qui insulte le maire de la ville où il est installé. Cela peut paraître absurde et pourtant c'est ce qui s'est passé samedi 30 mai 2015 à Meaux, en Seine-et-Marne (77).


Jean-François Copé, député-maire de Meaux (Les Républicains) a visiblement peu apprécié la plaisanterie révélée par M6 et dont Le Parisien se fait le relais. Dans un des parkings de la commune, un horodateur a délivré plus de 500 tickets pendant la journée sur lesquels on pouvait lire des messages pas très sympathiques pour Jean-François Copé.


« Copé Voleur »


En réglant leur stationnement au terminal de paiement, certains automobilistes ont ainsi pu lire des commentaires sur le maire comme, par exemple, « Copé voleur ». Selon le cabinet du maire, qui exagère peut-être un peu, plusieurs habitants ont appelé la mairie car ils étaient « choqués » par la démarche.


Jean-François Copé et son cabinet ont décidé de porter plainte. Une enquête a ainsi été ouverte. Et, selon les premiers éléments récoltés par les équipes du commissariat de Meaux, l'auteur de cette blague pourrait être un employé de la société Q-Park qui exploite les parkings de Meaux.


L'entreprise confirme les soupçons dans les colonnes du quotidien d'Île-de-France. Elle y explique qu'il est nécessaire d'avoir accès à son système informatique interne pour inscrire des messages sur les tickets distribués par les horodateurs. Et, pour cela, il faut un mot de passe. Pour autant, Q-Park n'écarte pas l'éventualité d'un piratage externe.


En tout état de cause, l'entreprise de gestion des parkings de Meaux a, elle aussi, décidé de porter plainte contre X.


Copé pourra-t-il revenir sur le devant de la scène ?


Cette histoire fait évidemment sourire. Mais elle démontre également que Jean-François Copé, réélu à la mairie de Meaux en mars 2014 avec 64,3 % des voix au premier tour, ne fait, malgré le résultat du scrutin, pas l'unanimité dans sa ville.


Il est actuellement en difficulté et son image est largement écornée par plusieurs affaires dont celle de Bygmalion.


Depuis son départ de la Présidence de l'UMP, il reste dans l'ombre mais ne semble pas avoir abandonné définitivement l'idée de revenir sur le devant de la scène. Il a notamment réuni son micro-parti « Génération France » le 20 mai 2015. #Fait divers #Paris politique