C'est une bien triste nouvelle pour la gauche. En effet, François Delapierre est décédé ce samedi 20 juin 2015, à la suite d'une tumeur au cerveau "fulgurante et agressive", comme le souligne Raquel Garrido, porte parole du Parti de gauche et amie de François Delapierre.

La disparition d'un homme bienveillant 

François Delapierre avait notamment dirigé la campagne de Jean Luc Mélenchon à la présidentielle de 2012, homme dont il était un proche collaborateur. Il avait également été candidat  lors des législatives de la même année dans l'Essonne, ainsi qu'aux municipales de 2014 à Sainte-Geneviève-des-bois, sa ville d'adoption où il s'était installé. Homme de gauche infatigable, défenseur des services publics et militant antiraciste se battant pour le milieu social, il avait été sur tous les combats, ne serait-ce que par ses conseils, malgré la maladie qui l’affaiblissait de plus en plus. L'homme qui avait rejoint S.O.S Racisme avec entre autres Harlem Desir et dirigeait l’hebdomadaire "A gauche" (devenu A gauche pour la 6eme république en 2014) en a malheureusement fini de se battre.  Il était le premier à prendre la parole, le 29 novembre 2008, lors du meeting qui a vu se créer le parti de gauche dont il aura été un des secrétaires.

Il avait rejoint le parti socialiste et le monde politique très tôt, lors de ses années lycées, et pensait déjà à un meilleur avenir, formant les jeunes responsables politiques du parti de gauche. Lui, issu du milieu ouvrier, militant écologiste et socialiste, en a fini de souffrir et regarde de la haut ses camarades qui se battent encore, continuant le combat en pensant à lui et à ce qu'il a apportait à la politique de gauche. Aujourd'hui, c'est tout le Front de Gauche qui ne perd non pas seulement un stratège bienveillant, mais un camarade, un ami pour certain, un compagnon de route pour d'autre.

Les hommages se multiplient, passant de Olivier Faure à Cécile Duflot entre autres, mais il est toujours bon de rappeler que l'on ne l'oubliera pas et de soutenir sa famille, sa femme et ses deux petites filles.

Je ne vous connaissez que de nom, mais aujourd'hui, même si je n'ai pas la douleur de ceux qui vous côtoyez tous les jours, je me joins a eux pour vous dire: au revoir, camarade. #Paris politique