Les lampions se sont éteints le 30 Mai à la Porte de La Villette. Un nouveau parti est né, Les Républicains, et à sa tête : #Nicolas Sarkozy. France 2, dans son journal télévisé de 20h le 1er juin 2015, a montré que la fête n’était pas si belle Porte de La Villette car il y avait des chaises non occupées et des tentes supplémentaires vides et, dit-on, des caméras manipulées par les Républicains qui filmaient la salle.

Il y a eu des scènes croquignolesques: un Juppé bien accueilli à l’entrée du chapiteau, les militants lui offrant une bière et un sandwich, avant de se faire siffler à l’intérieur de la salle. On a vu Wauquiez et Fasquelle trésorier des Républicains, participer au cross du Figaro. Les images contrastées, montrant à la fois de l’apaisement et de la décontraction, ne doivent pas cacher la violence de position entre les différents responsables des Républicains.

Quel est le discours de Sarkozy ? Quel est son projet de société au-delà de la République de la confiance qu’il veut ériger ? Juppé souhaite une société apaisée. Mais comment combattre les inégalités et comment réunir dans un lien social fort tous les Français pendant que Sarkozy et Wauquiez pensent que la République doit éviter les communautarismes et les mobilisations ethnico-claniques ? Le Maire estime que l’heure de l’alternance politique qui valorise la jeunesse est arrivée. Suffit-il d’être jeune pour avoir un projet politique qui tienne la route ?

Kosciusko-Morizet milite pour le parler-vrai en politique. Est-ce suffisant pour construire un projet de société, même si on sait d’expérience que la politique peut corrompre les plus vertueux ? Les Républicains attendent avec impatience les régionales, qu’ils vont sûrement gagner, en opérant une rupture radicale comme le propose Fillon, ou en profitant de la vague bleue des départementales ?

Les Républicains ont commencé leur combat feutré et dans le bateau des Primaires en 2016 il n’en restera qu’un. Saura-t-il faire taire les rancœurs, les peaux de banane, les jalousies qui ne manqueront pas d’exister chez les principaux dirigeants des Républicains avant la Présidentielle de 2017 ?