La 34e édition de la Fête de la #Musique se déroule ce dimanche. Un événement populaire pour la grande majorité des Français. Mais pas pour quelques privilégiés...

Près d'un demi-million d'euros pour quelques concerts

La ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, est actuellement sous le feu de très vives critiques : elle va dépenser 499 625 euros pour la Fête de la musique. Et tout ça juste pour quelques concerts qui seront organisés au Palais royal à Paris, là où se trouve son bureau.

Cette information, révélée ce samedi par le site du Figaro - après l'avoir été, la veille, par le site Économie Matin, d'audience beaucoup plus confidentielle - est loin de faire l'unanimité auprès des Français à qui on demande de se serrer la ceinture depuis de nombreuses années. Près d'un demi-million d'euros pour quelques heures de musique, c'est cher payé. Et surtout, on est très loin du côté amateur des premières éditions de la Fête de la musique...

Malgré tout, il convient de ne pas jeter la pierre à Fleur Pellerin. Tous ses prédécesseurs ont eu recours à cette pratique. Petite consolation : le budget est en baisse de 1% par rapport à l'année dernière.

La place d'une ministre est au milieu de la population

En dehors du coût financier particulièrement exorbitant de cet événement, auquel seulement quelques privilégiés auront accès, il convient de se demander si la place d'une ministre de la Culture n'est pas au milieu de la population. Au milieu du vrai peuple.

La Fête de la musique doit rester un événement populaire. Les politiciens doivent donner l'exemple. Eux aussi doivent faire des économies. Ils ne doivent pas rester dans leur tour d'ivoire, loin des préoccupations de leurs compatriotes.

Dans un pays en crise, tout le monde doit être logé à la même enseigne. Et quoi de mieux que la musique pour réconcilier les Français avec les politiques ? Ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs, après tout ?